Chez ceux qui sont bornés, la bêtise est sans bornes.
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Ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Alors c'est ça la vie : ou t'es fort, ou t'es mort ? Tu parles d'un choix à la con.
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La mémoire est un bien qui ne prend sa valeur que lorsqu'elle se partage.
Mais on ne se réveille pas vieux un beau matin, on le devient, et pour s'y préparer, on a le temps nécessaire. On n'a pas été pris par surprise, pourquoi jouer les étonnés ?
C'est pas bosser qui me fait peur, c'est passer cinq jours par semaine à espérer le samedi. Et faire la gueule le dimanche, parce qu'ensuite il y a le lundi. Comme la plupart de ceux que je connais et que je n'envie pas, quel que soit leur salaire.
Entre quinze et vingt ans, la vie ressemble à un documentaire animalier : on lutte pour les amours et pour le territoire. S'il fallait pisser dans les coins chaque fois qu'on est en chaleur, les lycées fouetteraient comme des urinoirs.
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Le privilège de l'âge, c'est que lorsqu'on s'ennuie, au moins, ce n'est plus pour longtemps.
L'affection, ça grandit sous cape, ça prend racine malgré soi et puis ça envahit pire que du chiendent. Ensuite c'est trop tard: le coeur, on ne peut pas le passer au rundup pour lui désherber la tendresse.
Au primaire, il y a des gamins qui apprennent leurs tables et leurs conjugaisons. Moi, j'ai appris des choses plus utiles: les plus forts aiment bien marcher sur la gueule des autres, et s'essuyer les pieds au passage, comme on fait sur les paillassons.
On passe des années à rêver d'être grands, tout ça pour regretter quand on était petits.
Je me suis fait tout seul, et alors ? Même si ce n'est pas bâti dans les normes, ça tient.