Ma mère n'adorait rien tant que m'insulter; elle proférait à mon égard des insanités terribles que les adultes réservent généralement aux adultes. (...) Quand elle m'abandonnait enfin à ma classe, à mes camarades, à ma maîtresse, ma mère continuait de grouiller dans ma tête, à la façon d'un mille-pattes.
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Ce qui fait du mal, dans une rupture, ce n'est pas l'absence d'une présence, mais la présence d'une absence.
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À lire aussi de Yann Moix
Les chemins de la chair ne sont pas ceux de l'esprit: on ne progresse pas dans la beauté des femmes comme dans la pensée des philosophes.
Si j'avais milité pour la résurrection d'Hitler, j'aurais eu moins de problèmes je crois. J'ai, sans le savoir et sans le vouloir, touché un tabou de notre société : la peur de la mort et de la vieillesse
Ce n'est pas la torture qui torture, mais l'imminence perpétuelle et déçue de son interruption.
Je hais la Suisse. Sa gentillesse méchante, sa dégueulasserie bonbon, son calme rempli de dagues et de couteaux, sa surface polie mais comme une lame.
Dans la même œuvre
Ceux qui pénètrent dans les églises, et communient, savez-vous ce qu'ils cherchent à partager ? Ils cherchent à partager ce qui ne se partage pas : la solitude. La solitude est fondamentale. Rien ne triche moins qu'elle.
Qui croit en la vie peut en faire un inépuisable chef-d'œuvre.
Aimer, c'est rechercher une présence ; être en couple, c'est rechercher une compagnie. La présence me multiplie ; la compagnie me mutile. La présence m'amplifie ; la compagnie m'atrophie.
Il existe en chacun de nous une énergie cachée qui permet l'accès à l'impossible.
Seul à seul avec soi, dans la certitude de soi, dans la solitude de soi : voici un autre enfer. Horreur d'être clos dedans soi, de ne pouvoir être que seulement soi. Infiniment et finement soi, et jamais rien d'autre. Finir là où tout a commencé : en soi, pour soi, à soi, vers soi, au fin fond de soi. Être ramené à soi, à soi seul, comme dans une souricière. Et non seulement n'être que soi, mais n'être que le sempiternel même soi, un soi sans issue, habiter sa tautologie, se confondre avec ce que nous avons fini par être : rien que soi. Soi et rien d'autre. C'est à devenir fou.