Œuvre
Anissa Corto (2000)
Les inconnues ne partent pas: elles disparaissent.
Les chemins de la chair ne sont pas ceux de l'esprit: on ne progresse pas dans la beauté des femmes comme dans la pensée des philosophes.
Personne n'est inaccessible à personne. La possession des sublimes n'est fermée qu'à ceux qui préfèrent les livres à la vie et la mort aux baignades.
Vouloir un corps, c'est épouser un avenir.
Les étés de l'enfance ne sont pas faits d'été, mais des hivers que l'âge intercale entre le souvenir propagé des petites amoureuses et le moment où nous les pleurons.
Aimer une femme, c'est aimer l'ensemble des variations autour de cette femme, ses avatars, ses versions plus ou moins fidèles.