J'aimais le soleil. J'aimais la pluie. J'aimais chaque nuage. J'aimais les arbres et les buissons de la cour. Mes « parents » m'eussent tué sur le coup s'ils l'avaient appris : mais je crois bien que j'aimais la vie.
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Aimer une femme, c'est aimer l'ensemble des variations autour de cette femme, ses avatars, ses versions plus ou moins fidèles.
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Je ne fais rien pour être détestable, je suis juste connu pour dire la vérité.
On ne devrait communiquer que depuis l'anéantissement, l'amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
Ceux qui pénètrent dans les églises, et communient, savez-vous ce qu'ils cherchent à partager ? Ils cherchent à partager ce qui ne se partage pas : la solitude. La solitude est fondamentale. Rien ne triche moins qu'elle.
La grande différence entre un prof de yoga et un type comme moi, c'est que moi je suis égocentrique mais pas du tout narcissique, je ne m'aime pas, alors qu'un prof de yoga n'est pas égocentrique mais totalement narcissique – il aime son corps, il aime son être, etc. Finalement, les filles sont plus heureuses avec un narcissique qu'avec un égocentrique.
Dans la même œuvre
Les inconnues ne partent pas: elles disparaissent.
Les chemins de la chair ne sont pas ceux de l'esprit: on ne progresse pas dans la beauté des femmes comme dans la pensée des philosophes.
Personne n'est inaccessible à personne. La possession des sublimes n'est fermée qu'à ceux qui préfèrent les livres à la vie et la mort aux baignades.
Vouloir un corps, c'est épouser un avenir.
Les étés de l'enfance ne sont pas faits d'été, mais des hivers que l'âge intercale entre le souvenir propagé des petites amoureuses et le moment où nous les pleurons.