Les gens adorent me détester
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Il existe en chacun de nous une énergie cachée qui permet l'accès à l'impossible.
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Ce n'est pas la torture qui torture, mais l'imminence perpétuelle et déçue de son interruption.
Un mec de talent est en concurrence avec les autres, alors qu'un génie n'est en concurrence qu'avec lui-même.
Les inconnues ne partent pas: elles disparaissent.
Haine qu'on éprouve pour quelqu'un qu'on hait n'est rien à côté de la haine qu'on ressent pour quelqu'un qu'on aime.
Dans la même œuvre
Ceux qui pénètrent dans les églises, et communient, savez-vous ce qu'ils cherchent à partager ? Ils cherchent à partager ce qui ne se partage pas : la solitude. La solitude est fondamentale. Rien ne triche moins qu'elle.
Qui croit en la vie peut en faire un inépuisable chef-d'œuvre.
Aimer, c'est rechercher une présence ; être en couple, c'est rechercher une compagnie. La présence me multiplie ; la compagnie me mutile. La présence m'amplifie ; la compagnie m'atrophie.
Ce qui fait du mal, dans une rupture, ce n'est pas l'absence d'une présence, mais la présence d'une absence.
Seul à seul avec soi, dans la certitude de soi, dans la solitude de soi : voici un autre enfer. Horreur d'être clos dedans soi, de ne pouvoir être que seulement soi. Infiniment et finement soi, et jamais rien d'autre. Finir là où tout a commencé : en soi, pour soi, à soi, vers soi, au fin fond de soi. Être ramené à soi, à soi seul, comme dans une souricière. Et non seulement n'être que soi, mais n'être que le sempiternel même soi, un soi sans issue, habiter sa tautologie, se confondre avec ce que nous avons fini par être : rien que soi. Soi et rien d'autre. C'est à devenir fou.