Ce que les morts laissent aux vivants; c'est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir vivre, d'accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte.

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Relevant de l'être et non de l'avoir, la vraie beauté ne saurait être définie comme moyen ou instrument. Par essence, elle est une manière d'être, un état d'existence.
Un jour, l'un d'entre nous s'est levé, il est allé vers l'absolu de la vie, il a pris sur lui toutes les douleurs du monde en donnant sa vie, en sorte que même les plus humiliés et les plus suppliciés peuvent, dans leur nuit complète, s'identifier à lui. S'il a fait cela, ce n'était pas pour se complaire dans la souffrance : il s'est laissé clouer sur la croix pour montrer au monde que l'amour absolu est possible, un amour « fort comme la mort », et même plus fort qu'elle, capable de dire de ses propres bourreaux : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. »
À part le bouddhisme dans la version la plus extrême de sa doctrine, toutes les grandes traditions spirituelles ont pour point commun d'affirmer une perspective de l'âme située au-delà de la mort corporelle. Cette affirmation est basée sur l'idée que l'âme de chaque être est reliée au Souffle primordial qui est, je l'ai dit, le principe de Vie même. Compte tenu de ce fait, notre âme, animée par un authentique désir d'être, a le don de nous rappeler — quelle que soit notre « croyance » — combien la vie de chacun participe d'une immense aventure que les Chinois nomment le Tao, la Voie, aventure unique en réalité — il n'y en a pas d'autres — qui connaîtra des transformations mais point de fin, celle de la Vie.
Le proverbe dit vrai: un lotus pousse dans la vase d'un étang, mais aucune boue ne peut entacher ses pétales purs comme jade.
L'infini n'est autre - Que le va-et-vient - Entre ce qui s'offre - Et ce qui se cherche - Va-et-vient sans fin - Entre arbre et oiseau, - Entre source et nuage.
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Les femmes sont belles, c'est une évidence. Encore convient-il de repérer en quoi une femme est belle, de trouver le moment propice et le mot juste pour le lui dire. Au besoin de lui répéter indéfiniment, elle ne s'en lassera pas.
Par-delà les paroles, un regard, un sourire suffisent pour que chacun s'ouvre au mystère de l'autre, au mystère tout autre.
Contempler, c'est communier, c'est faire advenir la beauté.
Comme la beauté l'amour est présence.