Œuvre

L'éternité n'est pas de trop (2002)

Ce que les morts laissent aux vivants; c'est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir vivre, d'accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte.
Le proverbe dit vrai: un lotus pousse dans la vase d'un étang, mais aucune boue ne peut entacher ses pétales purs comme jade.
Les femmes sont belles, c'est une évidence. Encore convient-il de repérer en quoi une femme est belle, de trouver le moment propice et le mot juste pour le lui dire. Au besoin de lui répéter indéfiniment, elle ne s'en lassera pas.
Par-delà les paroles, un regard, un sourire suffisent pour que chacun s'ouvre au mystère de l'autre, au mystère tout autre.
Contempler, c'est communier, c'est faire advenir la beauté.
Comme la beauté l'amour est présence.
La vraie beauté est élan même vers la beauté, fontaine à la fois visible et invisible, qui jaillit à chaque instant depuis la profondeur des êtres en présence.
Puisque la beauté est rencontre, toujours inattendue, toujours inespérée, seul le regard attentif peut lui conférer étonnement, émerveillement, émotion, jamais identiques.