Quand on avance vers l'ennemi, on ne meurt pas de deux balles dans le dos.
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C'était un homme assez vieux avec une tête très petite et un grand corps qui avait l'air vide, comme une carcasse de volaille après le repas.
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Il le constatait depuis sa démobilisation : pour vivre tranquille, mieux valait remiser dans le tiroir ses galons de vainqueur.
Difficilement soluble, cela ne veut pas dire insoluble.
Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps.
Il n'y a peut-être rien de plus pénible dans l'existence que les gens faciles à vivre.
Dans la même œuvre
Mourir le dernier, c'est comme mourir le premier, rien de plus con.
On imagine souvent que les puissants sont grands, on est surpris de les trouver normaux.
Un militaire, vous lui retirez la guerre qui lui donnait une raison de vivre et une vitalité de jeune homme, vous obtenez un croûton hors d'âge.
Somme toute, une guerre mondiale, ça n'était jamais qu'une tentative de meurtre généralisée à un continent.
Certes, la guerre avait été meurtrière au-delà de l'imaginable, mais si on regardait le bon côté des choses, elle avait permis aussi de grandes avancées en matière de chirurgie maxillofaciale.