Auteur

Virgile

Ses brebis l'assistaient: n'en soyons pas choqués; - Ne rougis pas de ton troupeau, divin poète: - Le charmant Adonis menait boire le sien.
Les veaux que tu veux former aux habitudes et aux travaux de campagne, il faut les façonner jeunes. Entre dans la voie du dressage quand leur caractère est maniable et leur âge hésitant.
Tels dans le vaste désaccordés, dans l'éther, les vents en combat se soulèvent, aux animosités et aux forces égales, ni eux-mêmes entre eux, ni les nuées ni la mer ne cèdent.
L'Amour triomphe de tout; nous aussi, cédons à l'Amour.
L'Amour soumet tout; et toi aussi, cède à l'Amour.
Je veux, caché dans les forêts, au milieu des repaires des bêtes farouches, y souffrir seul, et graver mes amours sur l'écorce des tendres arbres: ils croîtront, vous croîtrez avec eux, mes amours.
Je chante les moissons : je dirai sous quel signe - Il faut ouvrir la terre et marier la vigne; - Les soins industrieux que l'on doit aux troupeaux; - Et l'abeille économe, et ses sages travaux.
O Tityre, tandis qu'à l'aise sous le hêtre, - Tu cherches sur ta flûte un petit air champêtre, - Nous, nous abandonnons le doux terroir natal, - Nous fuyons la patrie, et toi, tranquille à l'ombre, - Tu fais chanter au bois le nom d'Amaryllis.
Heureux vieillard, ainsi les champs resteront tiens.
Tu chercheras la fraîcheur de l'ombre.
Pour un soldat impie aurais-je tant peiné, - Semé pour un barbare ?
Vois : au lointain déjà les toits des fermes fument - Et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous.
La lionne farouche cherche le loup, le loup lui-même la chèvre, la chèvre folâtre cherche le cytise en fleurs; toi, Alexis, c'est Corydon; chacun est attiré par son plaisir.
Vois, le soleil couchant fait les ombres plus longues, - Les taureaux sous le joug ramènent les charrues. - Mais moi, l'amour me brûle, et comment l'apaiser ?
L'alternance des voix plaît aux Muses Camènes.
Muses, commencez par Jupiter.
M'attaquant d'une pomme, ô garce Galatée ! - Vers les saules courant mais brûlant d'être vue.
Vous qui cueillez des fleurs et les fraises qui poussent au sol, fuyez d'ici : un froid serpent se cache dans l'herbe.
Fermez maintenant les vannes, enfants, les prés ont assez bu.
Muses de Sicile, chantons des sujets plus élevés; tous n'aiment pas les vergers et les humbles tamaris; si nous chantons les forêts, que les forêts soient dignes d'un Consul.
Vivant pareil aux dieux, cet enfant les verra, - Ces dieux et ces héros qui le verront lui-même, - Lui, souverain d'un monde apaisé par son père.
Cher rejeton des Dieux, noble descendant de Jupiter.
Tous deux dans la fleur de l'âge, tous deux Arcadiens, égaux dans l'art du chant et prêts à répondre en vers.
A chacun ses talents.
La divinité aime le nombre impair.

Œuvres de Virgile

L'EnéideL'Enéide, IL'Enéide, I, 11L'Enéide, I, 118L'Enéide, I, 159-161L'Enéide, I, 327L'Enéide, I, 405L'Enéide, I, 630L'Enéide, I, 94L'Enéide, II, 204L'Enéide, II, 250L'Enéide, II, 255L'Enéide, II, 268-269L'Enéide, II, 274L'Enéide, II, 3L'Enéide, II, 354L'Enéide, II, 428L'Enéide, II, 49L'Enéide, II, 65L'Enéide, III