S'il est permis de comparer les petites choses aux grandes.
On se lasse de tout, sauf de comprendre.
Ils sont capables parce qu'ils se croient capables.
Enfants cueillant les fleurs, les fraises au sol naissant, - Fuyez d'ici: se cache en herbe un froid serpent.
Qu'heureux seraient les hommes des champs s'ils connaissaient leur bonheur!
Pour connaître ta mère, enfant, commence à lire - Dans le livre de son sourire.
L'atroce amour voulut que du sang de ses fils - Soient couvertes les mains de leur cruelle mère! - Qui fut le plus cruel, ou la mère ou l'enfant? - Si l'amour fut cruel, tu fus barbare, toi ...
Mais, fuit le temps, le temps qu'on ne peut recréer, tandis que nous tournons autour des mille images de l'amour.
Toute espèce sur terre, hommes et bêtes fauves - Et race de la mer, troupeaux, oiseaux au gai plumage - Connaissent ces fureurs. L'Amour est le même pour tous.
Arbousier verdoyant qui donnez un peu d'ombre - Protégez mon troupeau des ardeurs du solstice.
Si beaux soient aux jardins le pin, le frêne au bois, - Le sapin sur les monts, le peupliers aux rives ...
De cinquante gueules noirâtres béant, l'énorme Hydre plus hideuse encore à l'intérieur réside. Alors le Tartare même deux fois autant se dévoile profond, deux fois autant plonge dessous les ombres.
Il est dans un profond retrait une île qui forme un refuge de ses flancs avancés contre lesquels toute vague de la haute mer se brise et où en sinueux reflux se scinde l'onde.
La laine reniera le mensonge des teintes; - Mais de pourpre éclatante ou d'une toison d'or - Le bélier dans les prés se teindra de soi-même. - Et vermeil se fera le poil des blancs agneaux.
Avec ce leurre neigeux, la laine, Pan le dieu de l'Arcadie, t'a saisie ô Lune, s'il faut le croire; il te huchait au fond des bois, et toi tu as été attentive.
Le loup ne vient plus dresser son aguet près des bergeries ni rôder, trotteur nocturne, derrière les troupeaux: un tourment plus âcre que la faim le plie.
Les oiseaux mêmes, l'air ne les soutient plus; ils chutent tout droit, laissant leur vie dans les hauts nuages.
La beauté rend toujours la vertu plus aimable.
Puissent les Dieux protecteurs de la piété, puisse tout ce qu'il y a d'hommes au monde qui respectent encore les lois de l'humanité, puisse enfin le plaisir secret qui naît d'une action vertueuse vous récompenser dignement!
Ton chant, divin poète, est aussi doux pour moi - Q'un bon somme dans l'herbe à mon corps fatigué, - Ou qu'une eau bien fraîche offerte à ma soif estivale. - Par la flûte et la voix, émule de ton maître.
Lui-même, la tête de feuilles ceinte d'olivier façonné, debout au loin sur la proue une patère à la main, les entrailles projette dans les salines eaux et des vins purs y verse.
Vous qui cherchez des fleurs et les premières fraises, - Fuyez, enfants: dans l'herbe un froid serpent se cache.
Debout!... Chanter à l'ombre est chose assez malsaine - Et du genévrier, l'ombre est funeste aux fruits. - Rentrez, voici Vesper, rentrez, chèvres repues.
C'était l'heure où la première quiétude vient aux mortels accablés et, par le don des dieux, coule ses délices.
De son glaive il attaque - Le fier Rhamnès, qu'offrait, sur ses tapis en tas, - Le sommeil qu'il soufflait à pleins poumons ouverts.
Œuvres de Virgile
L'EnéideL'Enéide, IL'Enéide, I, 11L'Enéide, I, 118L'Enéide, I, 159-161L'Enéide, I, 327L'Enéide, I, 405L'Enéide, I, 630L'Enéide, I, 94L'Enéide, II, 204L'Enéide, II, 250L'Enéide, II, 255L'Enéide, II, 268-269L'Enéide, II, 274L'Enéide, II, 3L'Enéide, II, 354L'Enéide, II, 428L'Enéide, II, 49L'Enéide, II, 65L'Enéide, III