... La traduction est pour nous tous, gens de lettres, avec la juste proportion de plaisir et de peines qu'elle comporte... une belle et constante école de vertu.
(La locomotive) semblait se reposer, comme un homme qui est venu fumer sa pipe dans l'allée d'un parc.
Va, aime quand même. Et tu sais, c'est de ceci: aimer quand même, qu'est fait l'amour.
On voit dans les journaux amusants, des plaisanteries sur les «enfants terribles»; pourquoi n'y a-t-il jamais de plaisanteries sur les «parents terribles?» C'est peut-être parce qu'ils sont vraiment trop terribles...
La botanique qu'on nous apprend est peut-être une science inventée exprès pour exercer l'esprit des écoliers? Qui sait si le latin même n'est pas une grande supercherie pédagogique?
Ce qui nous rebutait le plus dans nos études, c'était l'inutilité de nos travaux. Toujours s'exercer et ne jamais rien faire.
Les vagabonds connaissent si bien l'art de s'isoler.
... nous devons nous contenter de ce que la vie réelle nous offre, quittes à la magnifier.
Tu souffres et personne ne t'aime, et on te parle toujours rudement. C'est pourquoi j'irai au-devant de toi, et te prendrai par la main, et te conduirai à la meilleure place, près de mon trône, au pays où je suis roi.
Un enfant devant un piano dont il ne sait pas jouer et qui s'emerveille, lorsque, en frappant des touches, il réussit à produire un accord.
Cette persécution qui a assombri toute mon adolescence n'a eu pour résultat que d'attrister mon caractère sans le mûrir, et de l'aigrir un peu.
Il y avait, près de la serre, un emplacement aménagé pour le tennis.
J'ai retenu l'histoire du châtelain qui lui fit prendre ses repas à l'office, et d'autres anecdotes sur les châtelaines de la région, et sur les bourgeois et les paysans du canton.
Oh! pourquoi l'Empire n'avait-il pas su mieux assimiler les Barbares?
En m'attachant seulement à ce qui différencie les personnes, je perds de vue ce qu'elles ont de commun avec beaucoup d'autres ...
Joanny resta bouche bée; il venait de lire dans les yeux de la jeune fille une pensée qui l'affola.
Je n'ai eu que des brunes pour amies, de ces femmes qui ont toujours l'air d'être à l'ombre, comme les sources.
Presque toutes les grandes étaient au courant; une aura cafardé, et c'est pour ça qu'elle aussi a été flanquée à la porte.
Le ciel gardait son aspect campagnard, sa crudité des vacances, tandis que la ville s'assombrissait, prenait son air morose.
Il était une fois un pauvre chemisier dont les chemises allaient bien, mais les affaires mal.
Mon nom, mes références, ma seule adresse du Carlton auraient prouvé que je ne suis pas un voleur, mais un kleptomane.
En m'attachant seulement à ce qui différencie les personnes, je perds de vue ce qu'elles ont de commun avec beaucoup d'autres: la marque de leur profession, de leur état, l'influence de leur condition.
Comme il doit être fatigant et attristant, cet effort continu pour se conformer aux opinions, règles et convenances du monde impossible qui les entoure.
Elle était aussi douce, polie et pure que peut l'être la créature humaine.
On croit pardonner; on va jusqu'à se féliciter de sa propre grandeur d'âme; et ce n'est que faiblesse.
Œuvres de Valéry Larbaud
A. O. Barnabooth (1913)A. O. Barnabooth (1913), EuropeA. O. Barnabooth (1913), Journal intimeA. O. Barnabooth (1913), Journal intime, II, 10 juinA. O. Barnabooth (1913), OdeA. O. Barnabooth (1913), PrologueA. O. Barnabooth (1913), les Poésies de A. O. BarnaboothAmants, heureux amantsAmants, heureux amants (1923)Beauté, mon beau souci... (1920)Ce vice impuni, la lectureEnfantines (1918)Enfantines (1918), Devoirs de vacancesEnfantines (1918), La grande époqueEnfantines (1918), Le couperetEnfantines (1918), Portrait d'ElianeFermina Marquez (1911)Jaune, bleu, blanc (1927)Journal, février 1935Le Coeur de l'Angleterre