Il m'a souvent paru qu'à partir d'un certain degré de sérieux, de gravité, un homme, dans la vie, est un infirme, on a toujours envie de l'aider à traverser la rue.
Le patriotisme, c'est d'abord l'amour des siens, le nationalisme, c'est d'abord la haine des autres.
Le désespoir est toujours une soumission.
Le temps ne vous fait pas vieillir mais vous impose ses déguisements.
Moi je pense que lorsqu'on vit avec quelqu'un de très moche, on finit par l'aimer aussi parce qu'il est moche.
Je riais intérieurement. Déjà l'humour était pour moi ce qu'il devait demeurer toute ma vie : une aide nécessaire, la plus sûre de toutes.
Je ne vois pas à quoi ça sert de rêver en arrière et à son âge elle ne pouvait plus rêver en avant.
Instinctivement, sans influence littéraire apparente, je découvris l'humour, cette façon habile et entièrement satisfaisante de désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus.
La seule obligation sacrée que j'attribue à l'art ou à la littérature, c'est la recherche des vraies valeurs. Je crois qu'il n'y a rien de plus important pour un écrivain, dans la mesure où il se soucie de la vérité.
Il y a toujours cette vieille expression on vit d'espoir, mais je commence à croire que c'est surtout l'espoir qui vit de nous.
Tu sais, parfois, le meilleur moyen d'oublier quelqu'un, c'est de le revoir.
Je commençais cependant à m'éveiller à l'idée qu'il ne suffisait pas d'aimer mais qu'il fallait aussi apprendre à aimer.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là, on est trop souvent mené par le bout du nez.
La seule obligation sacrée que j'attribue à l'art ou à la littérature, c'est la recherche de vraies valeurs, je crois qu'il n'y a rien de plus important pour un écrivain.
Toutes les grandes sensibilités sont un peu prémonitoires.
Je commençais à comprendre que ce que je ressentais n'était pas, comme on dit, monnaie courante, et que pour les sains d'esprit, l'amour n'était pas le sens de la vie mais seulement son petit bénéfice.
L'amour n'était pas le sens de la vie mais seulement son petit bénéfice.
L'expression même premier amour, par définition, signifie quelque chose qui est appelé à finir.
On dit que la sagesse s'empare de nous avec l'age.
Tu ne sais pas ce que c'est, aimer quelqu'un vraiment. On ne pardonne rien et pourtant on pardonne tout.
Il faut se méfier d'un excès de lucidité et de bon sens : la vie y laisse quelquefois ses plus belles plumes.
Après avoir longuement hésité entre la peinture, la scène, le chant et la danse, je devais un jour opter pour la littérature, qui me paraissait le dernier refuge, sur cette terre, de tous ceux qui ne savent pas où se fourrer.
Les droits de l'homme ce n'est pas autre chose que la défense du droit à la faiblesse.
J'ai l'impression d'avoir été vécu par ma vie, d'avoir été objet d'une vie plutôt que de l'avoir choisie et en plus de cela, avec la notoriété, on est donc manipulé par la vie elle-même.
C'est toujours la faiblesse qui a du génie.
Œuvres de Romain Gary
A la parution de son livre Les Cerfs-volants en 1980.Adieu Gary Cooper (1969)Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable (1975)Charge d'âme (1977)Chien blanc (1970)Clair de femme (1977)Education européenne (1945)Europa (1972)Gros-Câlin (1974) (sous le pseudonyme d'Emile Ajar)L' angoisse du roi Salomon (1979) (sous le pseudonyme d' Emile Ajar)L'Affaire homme (2005)L'angoisse du roi Salomon (1979) (sous le pseudonyme d'Emile Ajar)La Danse de Gengis Cohn (1965)La Danse de Gengis Cohn (1967)La Promesse de l' aube (1960)La Promesse de l'aube (1960)La Tête coupableLa nuit sera calme (1974)La vie devant soiLa vie devant soi (1975)