... comme un oiseau dans une cage. Il a mal aux ailes...
Quand on se croit obligé d'exprimer sa gratitude, on perd la moitié de sa joie.
Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel.
Tu y es à ta place, avec ta forme à toi, et ta fonction, que tu ignores. Tu travailles, tu dors, tu respires sans te préoccuper. Tu existes. Comme le grain de sable sur la plage.
L'amour, c'est l'oubli de soi.
Le nom de Dieu a trop servi.
La vie telle que nous la vivons, telle que nous la connaissons, c'est d'abord la souffrance et le meurtre.
Pourquoi tuer? - Pour survivre. - Et pourquoi survivre? Pour tuer?
Un dé à coudre rempli de tourbillons de rien: c'est l'humanité.
Le monde est infini non seulement dans toutes les directions de l'espace, mais aussi dans ses vérités.
Le naturel est miraculeux.
Le hasard ne conçoit pas, n'ajuste pas, n'organise pas. Le hasard ne fait que de la bouillie.
Alors d'où viennent l'oreille et la marguerite? - IL Y A QUELQU'UN. - Il y a quelqu'un sous le lit, dans l'armoire! Il y a quelqu'un dans notre vie, dans notre chair. Quelqu'un qui nous a faits et qui fait de nous ce qu'il veut.
Nul ne sait plus ce que signifie le nom de Dieu.
L'adorer ou le haïr est pareillement infantile.
On ne hait pas, on n'adore pas un je-ne-sais-quoi.
Le Dieu-papa que nous proposent les religions leucémiques est une tentative aussi dérisoire et aussi cocasse d'apaiser notre soif que l'octroi d'une goutte de sirop à un déshydraté.
Rien ne justifie la guerre. Jamais.
La guerre est un processus d'automutilation déclenché au sein de l'espèce humaine par la violation de la loi d'équilibre du monde vivant.
Ni la loi ni l'espèce ne se soucient des individus. - Mais ce sont les individus qui vont griller.
Pauvres petits curés joueurs de ballon, pauvres pasteurs bêlants, que sont-ils capables d'expliquer, eux qui non seulement ignorent tout du Créateur et de la Création, mais ne comprennent rien à la créature?
Dieu n'est pas bon non plus. Il suffit de jeter un coup d'oeil sur le monde pour se rendre à l'évidence. C'est la contradiction entre cette évidence et le bon Dieu vanté par des propagandistes puérils qui multiplie les incroyants.
Je suis profondément convaincu, que la vérité de Dieu n'est pas plus mystérieuse que la vérité scientifique. - Mais nous sommes intoxiqués par les fumées d'encens dressées comme un rideau stratégique entre Dieu et les hommes.
Il faut que vienne le temps de l'évidence. Dieu doit nous être montré comme deux et deux font quatre.
Vous l'avez vu, vous, le Constructeur?
Œuvres de René Barjavel
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