Œuvre

Le diable l'emporte (1948)

Je le répète: j'avais les moyens de donner à l'humanité la chance de se survivre. J'ai mis ces moyens en oeuvre. Saurez-vous profiter de cette chance et qu'en ferez-vous? C'est votre affaire, ce n'est plus la mienne. Et je dois dire que cela m'est égal...
Je te regarde, et quand je ne te regarde pas je pense à toi, et quand je ne pense pas à toi, je suis morte...
Eût-elle vécu milles années, elle n'avait plus rien de semblable à connaître.
Elle poussa de joie et de douleur le dernier cri de vie de la Terre, et il sut, avant de devenir torche, qu'il avait trouvé, et que le diable l'avait eu.
- C'est diabolique, murmura Hono. - Laissez donc le diable tranquille, dit M. Gé, l'homme suffit...