Chute des reins, chute du rêve enfantin d'être sage.
Seins, fins régals des mains qu'ils gorgent de délices. - Seins lourds, puissants, un brin fiers et moqueurs, - Dandinés, balancés, et, se sentant forts et vainqueurs, - Vers nos prosternements comme regardant en coulisse.
Et vos seins, double mont d'orgueil et de luxure - Entre quels mon orgueil viril parfois se guinde - Pour s'y gonfler à l'aise et s'y frotter la hure: - Tel un sanglier ès vaux du Parnasse et du Pinde.
O triste, triste était mon âme - A cause, à cause d'une femme.
Elle jouait avec sa chatte, - Et c'était merveille de voir - La main blanche et la blanche patte - S'ébattre dans l'ombre du soir.
Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir! - L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
L'étang reflète, - Profond miroir, - La silhouette - Du saule noir - Où le vent pleure...
Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles - Qui font souvent le bien et peuvent tout le mal, - Et ces yeux, où plus rien ne reste d'animal - Que juste assez pour dire «assez» aux fureurs mâles!
La lune blanche - Luit dans les bois.
Vos chères mains furent mes guides.
Alors le chevalier Malheur s'est rapproché, - Il a mis pied à terre et sa main m'a touché.
Et vraiment, quand la mort viendra, que reste-t-il?
Ah! les premières fleurs, qu'elles sont parfumées! - Et qu'il bruit avec un murmure charmant - Le premier oui qui sort de lèvres bien-aimées!
Ces souvenirs, va-t-il falloir les retuer?
Vous connaissez tout cela, tout cela, et que je ne suis plus pauvre que personne, vous connaissez tout cela, tout cela mais ce que j'ai, mon Dieu, je vous le donne.
Nous proclamons à haute et intelligible voix que Mme Desbordes-Valmore est tout bonnement la seule femme de génie et de talent de ce siècle et de tous les siècles...
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant - D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime, - Et qui n'est chaque fois, ni tout à fait la même - Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
J'allusionnais lors, et cela de très près - A la défense par ces mains de tel corsage ...
L'art, mes enfants, c'est d'être absolument soi-même.
J'ascende les trois marches de l'estrade.
Je commençai, comme je devais finir, avec du zèle et du succès dans l'intervalle, par être un cancre, mot affreux, sens large et plus clément que rébarbatif au fond, et les punitions ne me furent pas épargnées par l'excellent professeur.
Le pauvre ami! Quelle verve drôle et quel drôle de corps: long comme une anguille, souple comme elle.
Même j'ai retrouvé debout la Velléda, - Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue, - Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.
L'écartement des bras m'est cher, presque plus cher que l'écartement autre.
Là-haut de grands nuages tors - S'échevèlent avec furie.
Œuvres de Paul Verlaine
A propos de Marceline Desbordes-Valmore.Amour (1888)Amour (1888), Ballade en rêveAmour (1888), Lucien LétinoisAmour (1888), Prière du matinBonheur (1893), XXX - L'amour de la Patrie est le premier amourChair (1895), Assonances galantesChair (1895), PrologueChansons pour elle (1891)Chansons pour elle (1891), IIIChansons pour elle (1891), VIIChansons pour elle (1891), XXCompagne savoureuse et bonneConfessions (1895)Dans les limbes (1894)Dédicaces (1890)Dédicaces (1890), XL, Quatorzain pour toutesDédicaces (1890), XXIXDédicaces (1890), XXXVDédicaces, à Arthur Rimbaud