Auteur

Paul Verlaine

L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable... - L'espoir luit comme un caillou dans un creux.
Par notre manière de penser et nos attitudes, nous construisons notre bonheur ou notre malheur.
Mortel, ange ET démon, autant dire Rimbaud ...
Au calme clair de lune triste et beau - Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres - Et sangloter d'extase les jets d'eau - Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.
- Te souvient-il de notre extase ancienne? - - Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
Votre âme est un paysage choisi - Que vont charmant masques et bergamasques - Jouant du luth et dansant et quasi - Tristes sous leurs déguisements fantasques.
La chair est sainte! Il faut qu'on la vénère.
De la musique avant toute chose, - Et pour cela préfère l'Impair, - Plus vague et plus soluble dans l'air, - Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
Je suis l'Empire à la fin de la décadence, - Qui regarde passer les grands Barbares blancs - En composant des acrostiches indolents - D'un style d'or où la langueur du soleil danse.
O qui dira les torts de la Rime! - Quel enfant sourd ou quel nègre fou - Nous a forgé ce bijou d'un sou - Qui sonne creux et faux sous la lime?
On est le Diable, on ne le devient point.
Pas la Couleur, rien que la nuance.
Prends l'éloquence et tords-lui son cou!
Que ton vers soit la bonne aventure - Eparse au vent crispé du matin - Qui va fleurant la menthe et le thym... - Et tout le reste est littérature.
Rien de plus cher que la chanson grise - Où l'Indécis au Précis se joint.
Et je m'en vais - Au vent mauvais - Qui m'emporte - Deçà, delà, - Pareil à la - Feuille morte.
Il est grave: il est maire et père de famille. - Son faux-col engloutit son oreille. Ses yeux - Dans un rêve sans fin flottent insoucieux, - Et le printemps en fleur sur ses pantoufles brille.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant - D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime, - Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même - Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Pauvres gens! l'Art n'est pas d'éparpiller son âme: - Est-elle en marbre, ou non, la Vénus de Milo?
Les sanglots longs - Des violons - De l'automne - Blessent mon coeur - D'une langueur - Monotone.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore - Comme ceux des aimés que la Vie exila. - Son regard est pareil au regard des statues, - Et, pour sa voix lointaine, et calme, et grave, elle a - L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L'automne - Faisait voler la grive à travers l'air atone, - Et le soleil dardait un rayon monotone - Sur le bois jaunissant où la bise détone.
C'est bien la pire peine - De ne savoir pourquoi - Sans amour et sans haine - Mon coeur a tant de peine!
Il pleure dans mon coeur - Comme il pleut sur la ville; - Quelle est cette langueur - Qui pénètre mon coeur? - O bruit doux de la pluie - Par terre et sur les toits! - Pour un coeur qui s'ennuie - O le chant de la pluie!
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches - Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous. - Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches - Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.

Œuvres de Paul Verlaine

A propos de Marceline Desbordes-Valmore.Amour (1888)Amour (1888), Ballade en rêveAmour (1888), Lucien LétinoisAmour (1888), Prière du matinBonheur (1893), XXX - L'amour de la Patrie est le premier amourChair (1895), Assonances galantesChair (1895), PrologueChansons pour elle (1891)Chansons pour elle (1891), IIIChansons pour elle (1891), VIIChansons pour elle (1891), XXCompagne savoureuse et bonneConfessions (1895)Dans les limbes (1894)Dédicaces (1890)Dédicaces (1890), XL, Quatorzain pour toutesDédicaces (1890), XXIXDédicaces (1890), XXXVDédicaces, à Arthur Rimbaud