Il y a toujours un rêve qui veille.
Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous.
Elle a toujours les yeux ouverts - Et ne me laisse pas dormir. - Ses rêves en pleine lumière - Font s'évaporer les soleils, - Me font rire, pleurer et rire, - Parler sans avoir rien à dire.
Le lecteur d'un poème l'illustre forcément. Il boit à la source. Ce soir, sa voix a un autre son, la chevelure qu'il aime s'aère ou s'alourdit.
C'est le mérite de la poésie qui a mille petites portes de planches pour une porte de pierre, mille sorties au jour le jour pour une gloire triomphale.
Adieu tristesse, - \r\nBonjour tristesse. - \r\nTu es inscrite dans les lignes du plafond. - \r\nTu es inscrite dans les yeux que j'aime - \r\nTu n'es pas tout à fait la misère, - \r\nCar les lèvres les plus pauvres te dénoncent - \r\nPar un sourire.
Je te l'ai dit pour les nuages - Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer.
Boire - Un grand bol de sommeil noir - Jusqu'à la dernière goutte.
L'araignée rapide, - Pieds et mains de la peur, - Est arrivée.
Tes yeux sont revenus d'un pays arbitraire où nul n'a jamais su ce que c'est qu'un regard.
L'aube se passe autour du cou - Un collier de fenêtres.
Ta bouche séduit ton visage - Et ton corps peut venir - Battant comme un coeur.
Belle-de-nuit, belles-de-feu, belles-de-pluie, - Le coeur tremblant, les mains cachées, les yeux au vent, - Vous me montrez les mouvements de la lumière.
Nous aurions aimé illustrer ce texte par une curieuse figure représentant un animal à tronc exceptionnellement bifurqué à partir du milieu de sa longueur.
Entre tous les hommes, ces figures géométriques, ces signes cabalistiques: homme, femme, statue, table, guitare, redeviennent des hommes, des femmes, des statues, des tables, des guitares.
Ta main dédaigneuse de l'eau des caresses.
Tu es trop belle pour prêcher la chasteté.
Les dormeurs n'ont pas la même odeur que les gens éveillés: si on les réveille en sursaut, le cyclamen se répand dans la chambre.
Sur mes cahiers d'écolier - Sur mon pupitre et les arbres - Sur le sable sur la neige - J'écris ton nom.
On a pu penser que l'écriture automatique rendait les poèmes inutiles. Non: elle augmente, développe seulement le champ de l'examen de conscience poétique, en l'enrichissant.
Tu es l'émondeur de ta vie.
Ton rire est comme un tourbillon de feuilles mortes - Froissant l'air chaud, l'enveloppant quand vient la pluie.
Ton rire est comme un tourbillon de feuilles mortes - Froissant l'air chaud, l'enveloppant quand vient la pluie.
Figurer tel homme, telle femme, mais non pas l'homme, ni la femme.
Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits - Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l'arc-en-ciel - Tu es partout tu abolis toutes les routes.
Œuvres de Paul Éluard
152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 10152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 100152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 101152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 102152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 103152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 104152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 105152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 106152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 107152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 108152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 109152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 11152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 110152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 111152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 112152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 113152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 114152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 115152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 116152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 117