Un vrai voleur d'hirondelles.
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Tu es trop belle pour prêcher la chasteté.
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À lire aussi de Paul Éluard
Sur la pente fatale, le voyageur profile - De la faveur du jour, verglas et sans cailloux, - Et les yeux bleus d'amour, découvre sa saison - Qui porte à tous les doigts de grands astres en bague.
C'est le gant qui tombe dans la chaussure.
C'est la dure loi des hommes - Se garder intact malgré - Les guerres et la misère - Malgré les dangers de mort.
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, - Un rond de danse et de douceur, - Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, - Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu - C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Dans la même œuvre
Le lecteur d'un poème l'illustre forcément. Il boit à la source. Ce soir, sa voix a un autre son, la chevelure qu'il aime s'aère ou s'alourdit.
Entre tous les hommes, ces figures géométriques, ces signes cabalistiques: homme, femme, statue, table, guitare, redeviennent des hommes, des femmes, des statues, des tables, des guitares.
On a pu penser que l'écriture automatique rendait les poèmes inutiles. Non: elle augmente, développe seulement le champ de l'examen de conscience poétique, en l'enrichissant.
Figurer tel homme, telle femme, mais non pas l'homme, ni la femme.
Le poète, lui, pense toujours à autre chose. L'insolite lui est familier, la préméditation inconnue.