Ne s'intéresser qu'aux choses anodines: la mode, la littérature, le cinéma, le music-hall.
Auteur
Patrick Modiano
83 citations · citations de Patrick Modiano sur Dicocitations ↗
· biographie ↗
Je crois qu'on écrit parce qu'on ne sait rien faire d'autre.
Ce qui nous rend la disparition d'un être plus sensible, ce sont les mots de passe existant entre lui et nous, et qui soudain deviennent inutiles et vides.
Comme ce serait étrange si les enfants connaissaient leurs parents tels qu'ils étaient avant leur naissance, quand ils n'étaient pas encore des parents mais tout simplement eux-mêmes.
Il y a des êtres mystérieux, toujours les mêmes, qui se tiennent en sentinelles à chaque carrefour de notre vie.
J'ai toujours cru que certains endroits sont des aimants et que vous êtes attirés vers eux si vous marchez dans leurs parages.
Apatride, sans raison sociale ni domicile fixe, vous cumuliez de lourds handicaps.
On lui reprochait de prendre parti à une époque où la plupart des gens se «vautraient dans l'attentisme».
Les cafés se succédaient. Derrière les vitres du dernier, quatre jeunes garçons aux coiffures à crans, jouaient au baby-foot.
La «Villa Mektoub» est la dernière habitation sur la gauche, juste à la lisière de la forêt. D'aspect, c'est un compromis entre le bungalow et le pavillon de chasse. Le long de la façade, une véranda ...
Vous avez pensé à nos projets? Encore une fois, je vous laisse carte blanche. Vous écrivez ce que vous voulez.
Il a démarré, comme la première fois, sur les chapeaux de roues, et de nouveau, l'automobile a frôlé le portail avant de disparaître.
Trois agents entrent brusquement. Ils vont peut-être nous emmener au dépôt. Cette perspective ne me fait ni chaud ni froid.
Il m'écouta, sourire en coin mais avec une sollicitude paternelle et voulut bien me prendre dans son service.
Je me penche sur ces déclassés, ces marginaux, pour retrouver, à travers eux, l'image fuyante de mon père.
Je suppose que vous êtes toujours apatride, ce qui présente de graves inconvénients «par les temps qui courent»
Marcheret, taciturne, avalait cul sec de grandes rasades de cognac.
Il profitait du désordre et de la nuit. Dans ce monde qui s'en allait à la dérive, il se sentait parfaitement à l'aise.
Je crois qu'on entend encore dans les entrées d'immeubles l'écho des pas de ceux qui avaient l'habitude de les traverser et qui, depuis, ont disparu.
Hutte répétait qu'au fond, nous sommes tous des «hommes des plages» et que «le sable - je cite ses propre termes - ne garde que quelques secondes l'empreinte de nos pas».
Le prix Goncourt, pour moi, c'est un peu comme l'élection de Miss France. Sans avenir. C'est étonnant, mais le prix n'influe absolument pas sur la carrière d'un écrivain. Peut-être parce qu'il couronne plutôt un livre isolé, détaché de tout.
Les dimanches, surtout en fin d'après-midi, et si vous êtes seul, ouvrent une brèche dans le temps. Il suffit de s'y glisser.
Mais, après tout les vraies rencontres sont celles de deux personnes qui ne savent rien l'une de l'autre même dans une chambre d'hôtel.
Nous aurons beau faire, nous ne connaîtrons jamais le repos, la douce immobilité des choses. Nous marcherons jusqu'au bout sur du sable mouvant.
Nous vivons des temps où l'on finit par ne plus s'étonner de rien.
Œuvres de Patrick Modiano
Dans Livres-Hebdo.Dans le café de la jeunesse perdue (2007)Discours de réception du prix Nobel de littérature, 7 décembre 2014Dora Bruder (1997)L'Horizon (2010)L'herbe des nuits (2012)La Petite Bijou (2001)La Place de l'Etoile (1968)Les Boulevards de ceinture (1972)Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier (2014)Rue des boutiques obscures (1978)Télérama, 4 octobre 2014Une jeunesse (1981)Villa triste (1975)Ville triste (1975)