Je me penche sur ces déclassés, ces marginaux, pour retrouver, à travers eux, l'image fuyante de mon père.

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Dans mon souvenir, ce quartier de la Chapelle m'apparaît aujourd'hui tout en lignes de fuite à cause des voies ferrées, de la proximité de la gare du Nord, du fracas des rames de métro qui passaient très vite au-dessus de ma tête… Personne ne devait se fixer longtemps par ici. Un carrefour où chacun partait de son côté, aux quatre points cardinaux.
On dirait que les lampes se sont usées avec le temps. Mais quelquefois un déclic se produit. Hier, j'étais seul dans la rue et un voile se déchirait. Plus de passé, plus de présent, un temps immobile. Tout avait retrouvé sa vraie lumière.
Mais les dimanches, surtout en fin d'après-midi, et si vous êtes seul, ouvrent une brèche dans le temps.
Le prix Goncourt, pour moi, c'est un peu comme l'élection de Miss France. Sans avenir. C'est étonnant, mais le prix n'influe absolument pas sur la carrière d'un écrivain. Peut-être parce qu'il couronne plutôt un livre isolé, détaché de tout.
Il profitait du désordre et de la nuit. Dans ce monde qui s'en allait à la dérive, il se sentait parfaitement à l'aise.
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Apatride, sans raison sociale ni domicile fixe, vous cumuliez de lourds handicaps.
On lui reprochait de prendre parti à une époque où la plupart des gens se «vautraient dans l'attentisme».
La «Villa Mektoub» est la dernière habitation sur la gauche, juste à la lisière de la forêt. D'aspect, c'est un compromis entre le bungalow et le pavillon de chasse. Le long de la façade, une véranda ...
Vous avez pensé à nos projets? Encore une fois, je vous laisse carte blanche. Vous écrivez ce que vous voulez.
Trois agents entrent brusquement. Ils vont peut-être nous emmener au dépôt. Cette perspective ne me fait ni chaud ni froid.