D'abord quelques auditions rapides, au cours desquelles tout le monde nia les faits en récitant la leçon bien apprise, celle de l'innocent. Puis vinrent les preuves, déstabilisantes, présentées à chacun comme autant de coups de ciseaux dans la toile de leurs alibis. Alors comme d'habitude, ils passèrent à la seconde attitude et commencèrent à s'accuser les uns les autres. Pas vraiment pour se disculper, mais plutôt pour viser l'implication la plus minimale possible, et leur château de cartes, déjà fragile, s'effondra.
Derrière lui , un tableau immense , fait de tâches de couleurs jetées au hasard , gerbées comme un lendemain de cuite à la peinture . De l'art moderne assez moche pour être hors de prix .
Le Préau ? C'est un défouloir. Ça régule les tensions. Si les taulards ne le faisaient pas ici, ils le feraient dans leurs cellules, dans les couloirs ou à la cantine, et ça, les surveillants, ça leur fout la trouille. Alors, ils leur laissent un ring pour régler leurs différends.
Je n'aime pas les bons flics. J'aime les flics dévoués à leur hiérarchie.
Tuer, c'est se tuer un peu. Quelque chose dans son âme s'était déréglé.
Vous savez, j'ai toujours classé les infractions en deux mobiles. L'argent et le sexe. Vous m'avez ouvert l'esprit. Il n'y a jamais qu'un seul mobile, celui du pouvoir.
La violence crée la peur et la peur soumet les hommes.
C'est facile de considérer le monde entre le Bien et le Mal ! Le blanc et le noir. Alors que tout se passe dans la zone grise.
Mes ordres viennent de tellement haut que je me suis attrapé un torticolis en les recevant.
Le job de dealer, c'est comme celui de footballeur, les carrières sont courtes et il faut assurer l'après.
C'est le drame de nos vies, on consacre nos journées et nos nuits à aider de parfaits étrangers sans être capables de faire attention à ceux qui nous sont proches.
Quand on n'a pas de piste, ça ne sert à rien de faire l'éolienne.
A force d'être isolées, ces cités cultivaient leur différence, leur opposition, au point d'en établir leurs propres codes de vie et leurs propres lois.
Il semble qu'il y ait toujours de bonnes raisons pour faire les mauvais choix.
On ne réalise la valeur de l'oxygène que lorsque l'on étouffe.
Moins on n'a de votants et plus il est simple d'influer sur le cours d'une élection, c'est mathématique. Mathématique, pas politique !
Œuvres de Olivier Norek