Auteur

Olivier Norek

L'enfer reste toujours le regard que les autres portent sur nous. Comme un jugement. Le regard qui nous examine, celui qui nous empêche d'oser, celui qui nous freine, celui qui nous peine, celui qui nous fait nous aimer ou nous détester.
Vous pensez que la beauté fait l'acceptation ? Vous connaissez le nombre de suicides dans le monde du mannequin ? Il est surprenant. Certaines personnes sont sublimes, et pourtant malheureuses, quand d'autres sont tout à fait communes et pleinement épanouies. Alors qu'on devrait s'aimer sans attendre des autres qu'ils nous aiment
Je n'ai jamais été que flic. Je ne saurais pas quoi faire d'autre. Et puis être un flic, ça remplit tout.
Bon, un gros, c'est un gros. On voit que ça. Il est gros. Mais un gros en uniforme, c'est un flic. On ne voit plus que sa fonction. Vous vous souvenez du flic qui a pris votre dernière plainte ? Cherchez pas, vous l'avez oublié. Vous n'avez vu que ce qu'il représentait.
Je préfère laisser venir les problèmes plutôt que les attirer. Il suffit parfois de la seule évocation d'un trouble pour le créer. Notre cerveau sait si bien nous rendre malade.
– Il paraît qu'au bout de quelques années d'expérience, les flics réussissent à repérer la vérité du mensonge.
Le pouvoir est une source de tentation difficilement contrôlable. Une carte tricolore et une arme peuvent donner l'impression d'être supérieur, à bien des égards, aux autres et à la loi parfois.
Séries sur les flics, films sur les flics, reportages sur les flics. Il n'avait jamais compris pourquoi les gens les détestaient autant en vrai qu'ils les adoraient en fiction.
En politique, partez du principe qu'il n'existe aucune saloperie à laquelle vous puissiez penser qui n'ait déjà été commise. Aucune.
La tristesse c'est personnel, ça ne se partage pas.
Entre le boulot le week-end et les nuits passées au bureau, il commençait à se sentir comme une caricature de flic télé et, il le savait, ce n'était pas une bonne chose.
Un meurtre, c'est un coup de couteau, un coup de feu ou un bon swing de barre de fer. Du spontané, fait à la hâte, avec un minimum de préméditation. Un meurtre, c'est souvent bâclé. Surtout pas théâtralisé.
Faire l'amour, c'est offrir son corps et son esprit.
Ma mère est corse mais j'y ai jamais foutu les pieds, j'aime pas la mer, j'aime pas la montagne, j'aime pas les explosifs.
Longer les couloirs d'une PJ, c'est faire face à ce que l'homme recèle de pire en lui.
Les chiffres ne sont qu'une indication. Ils ne veulent rien dire. Demander un chiffre c'est faire l'évaluation d'un travail. La réponse changera en fonction de la personne à qui vous posez la question. Si vous le demandez à celui qui a effectué le travail, il sera poussé vers le haut. Si vous le demandez à ses détracteurs, il sera tiré vers le bas. Demander de chiffrer une activité c'est être assuré d'avoir une information déjà faussée. Les chiffres ne sont que des paillettes pour faire beau à la fin des rapports vides.
Trois types de personnes déclenchent une alarme interne chez les flics. Les avocats, les délinquants et les journalistes. Dans l'ordre d'irritation.
Certaines strates sont trop élevées pour que la Justice vienne y jouer les alpinistes.
L'amour il s'en méfiait : ceux qui se tiennent par la main, ceux qui se regardent dans les yeux et ceux qui terminent les phrases de l'autre. L'amour ça déborde comme un coloriage d'enfant.
Le sexe et le pouvoir ont toujours été liés. Il n'est pas de politicien sans désir de pouvoir. Et le sexe n'est jamais qu'une prise de pouvoir sur l'autre.
J'ai l'impression que le camp de réfugiés est au centre de beaucoup de tensions. Cette Jungle, vous y allez souvent ?
Partout dans le monde, tu trouveras toujours un homme pour profiter de la détresse des autres.
La violence est partout puisque la pauvreté est immense.
Partout dans le monde, quel que soit le niveau de pauvreté ou de détresse, tu trouveras toujours un homme sans coeur pour tenter d'en profiter.
Recruter des candidats au djihad n'était pas le plus compliqué. Le choix pouvait se faire parmi les esprits trop religieux pour accepter un monde moderne, trop formatés pour accepter d'autres lois que celles de Dieu, mais aussi parmi les esprits révoltés, blessés, ou simplement détraqués. Le choix se faisait dans les cités défavorisées, les pays en guerre et même les hôpitaux psychiatriques.

Œuvres de Olivier Norek

Code 93 (2014)Entre deux mondes (2018)Surface (2019)Surtensions (2016)Territoires (2015)