En politique, partez du principe qu'il n'existe aucune saloperie à laquelle vous puissiez penser qui n'ait déjà été commise. Aucune.

À lire aussi de Olivier Norek

L'enfer reste toujours le regard que les autres portent sur nous. Comme un jugement. Le regard qui nous examine, celui qui nous empêche d'oser, celui qui nous freine, celui qui nous peine, celui qui nous fait nous aimer ou nous détester.
Mais profites-en, parce qu'avec l'ADN, les empreintes digitales et les ondes vocales, si tu ajoutes les réseaux sociaux et bientôt les analyses de l'odeur corporelle, ton flair sera comme un vieil outil dépassé. Une sorte de Minitel. Pour être flic, d'ici dix ans, il faudra juste un bon ordinateur, un technicien de qualité et quelques laborantins et on pourra dire adieu aux enquêteurs à l'ancienne.
C'est bien. J'ai votre confiance. Ça m'aide. Vous êtes des amis en plastique et des collègues en carton, je saurais même pas dans quelle poubelle vous recycler.
Un braquage c'est comme de la pub, tout se joue sur le marketing et l'image.
Un gardé à vue, on l'éreinte, on le brise, on le pousse à bout. Promettez-leur l'enfer, faites-les pleurer mais par-dessus tout, faites-les parler.
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Dans la même œuvre

– Il paraît qu'au bout de quelques années d'expérience, les flics réussissent à repérer la vérité du mensonge.
Le pouvoir est une source de tentation difficilement contrôlable. Une carte tricolore et une arme peuvent donner l'impression d'être supérieur, à bien des égards, aux autres et à la loi parfois.
Séries sur les flics, films sur les flics, reportages sur les flics. Il n'avait jamais compris pourquoi les gens les détestaient autant en vrai qu'ils les adoraient en fiction.
La tristesse c'est personnel, ça ne se partage pas.
Entre le boulot le week-end et les nuits passées au bureau, il commençait à se sentir comme une caricature de flic télé et, il le savait, ce n'était pas une bonne chose.