Je finis par conclure que l'amour qui rendait fou était une affaire de grandes personnes, et surtout de femmes.
Pour réussir dans la vie, il faut être honnête.
Ce n'est que bien plus tard que je découvris l'effet le plus surprenant de ma nouvelle vie scolaire: ma famille, ma chère famille, n'était plus le centre de mon existence. Je ne la voyais qu'aux repas du soir.
Mais un jour, il murmura, en riant de plaisir: «Quand une sorcière est belle, eh bien, ça s'appelle une fée!»
Quand je revois la longue série de personnages que j'ai joués dans ma vie, je me demande qui je suis.
Installé sur cette gloire, il était devenu redoutable: le succés fait souvent le talent.
Je crois que l'homme est naturellement cruel: les enfants et les sauvages en font la preuve chaque jour.
Ce sont toujours des histoires d'héritage qui mettent la dispute dans les familles.
On peut être au monde sans savoir ce que l'on est. Il y en a bien qui sont cocus et qui ne le savent pas.
Je ne peux pas vous le dire à tous à la fois, et si vite que ça. Parce qu'un secret, ce n'est pas quelque chose qui ne se raconte pas. Mais c'est une chose qu'on se raconte à voix basse, et séparément.
Allons apprendre leur bonheur aux imbéciles en montrant notre malheur...
Moi, il a fallu que j'attende l'âge de trente-deux ans pour que mon père me donne son dernier coup de pied au derrière. Voilà ce qu'était la famille de mon temps. Et il y avait du respect et de la tendresse.
La profession de critique est certainement l'une des plus anciennes : de tout temps, il y eut des gens incapables d'agir ou de créer, qui se donnèrent pour tâche, et le plus sérieusement du monde, de juger les actions et les oeuvres des autres.
La légende du génie méconnu a été créée et soigneusement entretenue par les écrivains médiocres qui, de tout temps, ont langui dans l'ombre et dans la pauvreté.
Il n'y a pas de sources du comique dans la nature; la source de comique est dans le Rieur.
Tel est le peuple : ses défauts ne viennent que de son ignorance. Mais son coeur est bon comme le bon pain, et il a la générosité des enfants.
Quand on ne sait pas grand-chose, on est toujours cruel pour ceux qui savent encore moins.
Le grand moteur de la jeunesse, c'est la vanité.
La modestie ne vient qu'avec l'âge, quand elle vient.
Pour que les gens méritent notre confiance, il faut commencer par la leur donner.
Dans la vie, la frontière qui sépare le rire de la pitié est bien rarement aussi nette, et il existe, entre les deux, ce que les douaniers appellent une zone franche.
Tous les journaux satiriques, depuis qu'il en existe, ne sont qu'une exposition hebdomadaire des faiblesses, des gaffes ou des tares des grands hommes ou tout au moins de ceux que la foule envie.
Un ennemi du rire, c'est l'indifférence.
Les gens très instruits et les délicats n'osent pas rire trop bruyamment : il n'est pas de bon goût de proclamer sa supériorité.
Les farces faites au maître d'école font rire les élèves, parce qu'il est censé les commander.
Œuvres de Marcel Pagnol
A propos des starlettes du Festival de Cannes 1955.Angèle (1934) d'après le roman de Jean Giono Un de Baumugnes (1929)Cinématurgie de ParisCinématurgie de Paris (2016)Critique des critiques (1949)César (1946)César (1946), CésarCésar (1946), CésariotCésar (1946), PanisseCésar (1946), Sur une route, le chauffeurCésar (1946), Terrasse du bar, CésarFabien (1956)Fanny (1931)Fanny (1931), FannyFanny (1931), I, 3, Monsieur BrunFanny (1931), I, 4, PanisseFanny (1931), II, 3, PanisseFanny (1931), II, 7Fanny (1931), PanisseFanny (1931), deuxième tableau, I, 7, Honorine