Alors dans ce taillis sauvage - Les poils poussaient par les sillons - Et sous leur virginal ombrage - Passaient de jolis morpions. - Destin fatal ! Un doigt nubile - Un soir par là vint s'égarer - Et de sa phalange mobile - Frotter, racler et labourer...
Bientôt au doigt le vit succède - Et dans ses apétits ardents - Appelant la langue à son aide - Il nous déchire à belles dents. - J'ai vu s'en aller nos dépouilles - Sur le fleuve des passions - Qui prend sa source dans les couilles - Et va se perdre dans les cons.
Hélas l'épine est sous larose - Et la pine sous le plaisir. - Bientôt au bord des exostoses - Des chancres vinrent à fleurir - Les coqs de leur crête inhumaine - Se parent dans tous les chemins - Dans le département de l'Aine - Gambadent les jeunes poulains.
Mais quand le passé fut propice - Pourquoi songer à l'avenir ? - Et qu'importe la chaude-pisse - Quand il reste le souvenir ? - N'ai-je pas vu tous les prépuces - Avoir chez nous un libre accès - Alors même qu'ils étaient russes - Surtout quand ils étaient français.
J'ai couvert de mon ombre amie - La genette de l'écolier - Le membre de l'Académie - Et le vit du carabinier - J'ai vu le vieillard phosphorique - Dans un effort trop passager - Charger avec son dard étique - Sans parvenir à décharger...
J'ai vu - mais la motte déserte - N'a plus de flux ni de reflux - Et la matrice trop ouverte - Attend vainement le phallus. - J'ai perdu depuis une année - Mes compagnons, déjà trop vieux, - Et mes beaux poils du périnée - Sont engloutis dans divers lieux.
Il eût longtemps parlé encore - Lorsqu'un vent vif précipité - Bruyant mais non pas inodore - Le lança dans l'éternité. - Ainsi tout retourne à la tombe - Tout ce qui vit, tout ce qui fut - Ainsi tout change, ainsi tout tombe - Illusions... et poils du cul.
D'immenses forêts de lataniers, d'arecs, de bambousiers, de muscadiers, de tecks, de gigantesques mimosées, de fougères arborescentes, couvraient le pays en premier plan, et en arrière se profilait l'élégante silhouette des montagnes.
C'était la maison d'un paysan, mais, en fait d'hospitalité, elle valait celle d'un roi.
Ce cabinet était un véritable musée. Tous les échantillons du règne minéral s'y trouvaient étiquetés avec l'ordre le plus parfait, suivant les trois grandes divisions des minéraux inflammables, métalliques et lithoïdes.
S'égarer dans les rues de Reykjawik n'eût pas été chose facile. Je ne fus donc pas obligé de demander mon chemin, ce qui, dans la langue des gestes, expose à beaucoup de mécomptes.
Tu ne sais rien de la vie, et toute la vie il faut apprendre à vivre, a dit Sénèque je t'en conjure, ne te laisse pas aller à des espérances insensées, et crois aux obstacles !
On peut braver les lois humaines, mais non résister aux lois naturelles.
Adieu, soleil ! s'écria-t-il. Disparais, astre radieux ! Couche-toi sous cette mer libre et laisse une nuit de six mois étendre ses ombres sur mon nouveau domaine !
On ne goûte plus la musique, on l'avale !
Permettez-moi de vous présenter mon ennemi intime...
J'étais dans la justice et dans le droit, ajouta-t-il. J'ai fait partout le bien que j'ai pu, et aussi le mal que j'ai dû. Toute justice n'est pas dans le pardon !
Je vous plains alors, Monsieur Fogg, car l'isolement est une triste chose. Quoi ! pas un coeur pour y verser vos peines. On dit cependant qu'à deux la misère elle-même est supportable encore !
Mais, ce qui n'est que le premier âge pour les oeuvres de la nature est déjà la caducité pour les oeuvres humaines.
Ainsi se formèrent ces immenses couches de charbon qu'une consommation excessive doit pourtant épuiser en moins de trois siècles si les peuples industrieux n'y prennent garde.
Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de König-strasse, l'une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.
Cependant, le capitaine avait raison. L'acharnement barbare et inconsidéré des pêcheurs fera disparaître un jour la dernière baleine de l'Océan.
Bien des infortunes sont mises au compte d'une malchance mystérieuse, et n'ont pour base unique, si l'on descend au fond des choses, que les actes mêmes de ceux qui les subissent.
Mais, que tous les enfants le sachent bien, avec de l'ordre, du zèle, du courage, il n'est pas de situations, si périlleuses soient-elles, dont on ne puisse se tirer.
Non... non !... se répétait-il, ils seront punis tôt ou tard !... Dieu ne permettra pas qu'ils échappent au châtiment... Ils paieront ces crimes de leur vie !...
Œuvres de Jules Verne
Cinq semaines en ballon (1863)Claudius BombarnacConnaissez-vous mon AndalouseDe la terre à la lune (1865)Deux ans de vacances (1888)Famille-sans-nom (1887-1888)Hier et Demain (1889), Au XXIXe siècle...J'aime ces doux oiseauxL'Etoile du sud (1884)L'Ile mystérieuse (1873-1875)L'Ile à hélice (1893)La Maison à vapeur (1880)Lamentations d'un poil de cul de femme (1854)Le Château des Carpathes (1889)Le Docteur Ox (1874)Le Pays des fourrures (1871-1872)Le Phare du bout du monde (1903)Le Tour du monde en quatre-vingts jours (1873)Le secret de Wilhelm Storitz (1898)Les 500 millions de la Bégum (1879)