Ils n'ont pas besoin de parler. Tout est dans leurs regards quand ils se croisent. Oubliés les malentendus. Oubliés les premières déceptions et les tournoiements de la timidité. Oublié le choc de la première rencontre. C'est un peu comme si, soudain, ils se connaissaient depuis toujours, depuis leur plus petite enfance.
La vie n'est simple pour personne. Et j'ai remarqué que rien ne la complique plus que le mensonge !
Pour les gitanes, plus elles sont jolies et plus elles méprisent l'étranger qui les convoite. Quand elles sortent dans la rue pour tirer quelques sous aux quidams honnêtes, elles ne peuvent s'empêcher de mépriser encore.
J'y perds le latin que je n'ai jamais appris.
Comment peut-on être si belle, paraître si douce et, sous une peau de pêche, cacher l'acidité du citron ?
Si autrefois tous les chemins menaient à Rome, on sait aujourd'hui que c'est en Amérique qu'ils nous conduisent...
Après 40 ans de métier, maintenant je sais écrire
Je suis le seul écrivain qui sache couper les cheveux mais pas en quatre
J'étais le meilleur coiffeur de Paris. Tout le monde venait chez moi, de Delon à Belmondo… Je me souviens un jour de cette formidable brochette : Pierre-Christian Taittinger, François Mitterrand, Jacques Chirac et Bernadette… Je regrette de ne pas avoir fait la photo
Un sac de billes : C'est un livre d'amour avec mon frère Maurice. Quand j'ai écrit ce livre, c'était juste pour raconter ma vie à mes enfants et mes petits enfants. Cela m'a permis d'exorciser ces années. 200 exemplaires à compte d'auteur, cela me suffisait. Mais un ami m'a dit qu'il fallait que tout le monde le lise. Après avoir proposé mon cahier à quatorze éditeurs, Jean-Claude Lattès l'a finalement publié. Voilà le résultat.
Œuvres de Joseph Joffo