Elle a enfilé son jean de vacances, ses boots bleues en faux crocodile.
Une boum en pleine forêt! Pourtant c'est bien normal que les boums, ici, aient lieu dans la nature. D'abord, c'est plus facile, et puis on n'a pas les parents sur le dos.
Les adultes se divisent en deux catégories : ceux qui ne parlent que de leurs victoires et ceux qui ne parlent que de leurs déboires, mais de toute façon cela revient au même. Il ne s'agit que du passé.
Les souvenirs varient suivant l'âge, plus on avance et plus ils sont nostalgiques.
L'amour, ça prend d'un seul coup, on ne sait pas comment.
Il n'y a que la terre qui offre sans compter.
Quand on se sent si injustement traité, si totalement incompris, la fuite, seule, paraît être la solution
Ils n'ont pas besoin de parler. Tout est dans leurs regards quand ils se croisent. Oubliés les malentendus. Oubliés les premières déceptions et les tournoiements de la timidité. Oublié le choc de la première rencontre. C'est un peu comme si, soudain, ils se connaissaient depuis toujours, depuis leur plus petite enfance.
La vie n'est simple pour personne. Et j'ai remarqué que rien ne la complique plus que le mensonge !
Pour les gitanes, plus elles sont jolies et plus elles méprisent l'étranger qui les convoite. Quand elles sortent dans la rue pour tirer quelques sous aux quidams honnêtes, elles ne peuvent s'empêcher de mépriser encore.
J'y perds le latin que je n'ai jamais appris.
Comment peut-on être si belle, paraître si douce et, sous une peau de pêche, cacher l'acidité du citron ?
Si autrefois tous les chemins menaient à Rome, on sait aujourd'hui que c'est en Amérique qu'ils nous conduisent...