Tomber sur une peau de vache, ce n'est pas de bol mais tomber sur le prof dont on passe le crâne du fils à la tondeuse, c'est tout de même rarissime!
Elle a enfilé son jean de vacances, ses boots bleues en faux crocodile.
Une boum en pleine forêt! Pourtant c'est bien normal que les boums, ici, aient lieu dans la nature. D'abord, c'est plus facile, et puis on n'a pas les parents sur le dos.
S'il est bien difficile pour un diable de se faire homme, il est beaucoup plus aisé pour un homme de devenir démoniaque.
Les adultes se divisent en deux catégories : ceux qui ne parlent que de leurs victoires et ceux qui ne parlent que de leurs déboires, mais de toute façon cela revient au même. Il ne s'agit que du passé.
Les souvenirs varient suivant l'âge, plus on avance et plus ils sont nostalgiques.
L'amour, ça prend d'un seul coup, on ne sait pas comment.
Il n'y a que la terre qui offre sans compter.
Les hommes s'imaginent maîtres de leur destin. Ils ne sont que les esclaves de leur temps. J'ai été l'objet du mien.
Par la jeunesse vient la promesse d'un avenir meilleur !
Oui, j'en suis sûr. Papa a donné les deux derniers coups sur les tempes, un oeil fermé comme un artiste. Un mouvement de poignet pour lever la serviette, la présentation du miroir. Le S.S. a souri, satisfait
Peut-être ai-je cru jusqu'à présent me sortir indemne de de cette guerre mais c'est peut-être cela l'erreur. Ils ne m'ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l'enfant que je pouvais être ...
Ils ne m'ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l'enfant que je pouvais être ...
Un frère est quelqu'un à qui on rend la dernière bille qu'on vient de lui gagner.
- Le sillon rhodanien sépare les massifs anciens du Massif central des montagnes plus jeunes...
Il y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu'elle s'arrête.
C'est toujours lorsque l'on s'en va que l'on s'aperçoit que l'on s'est attaché aux choses
Il faut toujours se méfier : le moment où l'on croit être victorieux est toujours l'instant le plus dangereux.
La bille roule entre mes doigts au fond de ma poche. C'est, celle que je préfère, je la garde toujours celle-là. Le plus marrant c'est que c'est la plus moche de toutes : rien à voir avec les agates ou les grosses plombées que j'admire dans la devanture de la boutique du père Ruben au coin de la rue Ramey, c'est une bille en terre et le vernis est parti par morceaux, cela fait des aspérités sur la surface, des dessins, on dirait le planisphère de la classe en réduction.
Il faut savoir une chose, lorsqu'on n'est pas le plus fort, lorsqu'on est deux contre dix, vingt ou cent, le courage c'est de laisser son orgueil de côté et de foutre le camp.
C'est long le silence quand on est petit.
Le jeu continue, il est de règle que le gibier coure toujours devant le chasseur et je me sens encore du souffle, je ferai tout pour qu'ils n'aient pas le plaisir de m'avoir.
J'avais découvert cette chose que les musiciens connaissent bien : lorsque que l'on sait se servir d'un instrument, même s'il est aussi simple qu'un tube de bambou, on n'est plus jamais seul
Dans une chanson, ce n'est pas tant les paroles qui comptent, mais le mouvement, la petite musique.
Quand on se sent si injustement traité, si totalement incompris, la fuite, seule, paraît être la solution
Œuvres de Joseph Joffo