Si autrefois tous les chemins menaient à Rome, on sait aujourd'hui que c'est en Amérique qu'ils nous conduisent...

À lire aussi de Joseph Joffo

La bille roule entre mes doigts au fond de ma poche. C'est, celle que je préfère, je la garde toujours celle-là. Le plus marrant c'est que c'est la plus moche de toutes : rien à voir avec les agates ou les grosses plombées que j'admire dans la devanture de la boutique du père Ruben au coin de la rue Ramey, c'est une bille en terre et le vernis est parti par morceaux, cela fait des aspérités sur la surface, des dessins, on dirait le planisphère de la classe en réduction.
C'est long le silence quand on est petit.
Tomber sur une peau de vache, ce n'est pas de bol mais tomber sur le prof dont on passe le crâne du fils à la tondeuse, c'est tout de même rarissime!
Il y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu'elle s'arrête.
Les hommes s'imaginent maîtres de leur destin. Ils ne sont que les esclaves de leur temps. J'ai été l'objet du mien.
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Elle a enfilé son jean de vacances, ses boots bleues en faux crocodile.
Une boum en pleine forêt! Pourtant c'est bien normal que les boums, ici, aient lieu dans la nature. D'abord, c'est plus facile, et puis on n'a pas les parents sur le dos.
Les adultes se divisent en deux catégories : ceux qui ne parlent que de leurs victoires et ceux qui ne parlent que de leurs déboires, mais de toute façon cela revient au même. Il ne s'agit que du passé.
Les souvenirs varient suivant l'âge, plus on avance et plus ils sont nostalgiques.
L'amour, ça prend d'un seul coup, on ne sait pas comment.