Il faut toujours se méfier : le moment où l'on croit être victorieux est toujours l'instant le plus dangereux.
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Un sac de billes : C'est un livre d'amour avec mon frère Maurice. Quand j'ai écrit ce livre, c'était juste pour raconter ma vie à mes enfants et mes petits enfants. Cela m'a permis d'exorciser ces années. 200 exemplaires à compte d'auteur, cela me suffisait. Mais un ami m'a dit qu'il fallait que tout le monde le lise. Après avoir proposé mon cahier à quatorze éditeurs, Jean-Claude Lattès l'a finalement publié. Voilà le résultat.
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Quand on se sent si injustement traité, si totalement incompris, la fuite, seule, paraît être la solution
La bille roule entre mes doigts au fond de ma poche. C'est, celle que je préfère, je la garde toujours celle-là. Le plus marrant c'est que c'est la plus moche de toutes : rien à voir avec les agates ou les grosses plombées que j'admire dans la devanture de la boutique du père Ruben au coin de la rue Ramey, c'est une bille en terre et le vernis est parti par morceaux, cela fait des aspérités sur la surface, des dessins, on dirait le planisphère de la classe en réduction.
Une boum en pleine forêt! Pourtant c'est bien normal que les boums, ici, aient lieu dans la nature. D'abord, c'est plus facile, et puis on n'a pas les parents sur le dos.
S'il est bien difficile pour un diable de se faire homme, il est beaucoup plus aisé pour un homme de devenir démoniaque.
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J'étais le meilleur coiffeur de Paris. Tout le monde venait chez moi, de Delon à Belmondo… Je me souviens un jour de cette formidable brochette : Pierre-Christian Taittinger, François Mitterrand, Jacques Chirac et Bernadette… Je regrette de ne pas avoir fait la photo