Auteur

Jean Rostand

Savoir regarder en étranger nous aide à voir en artiste. Ce qui nous aliène nous inspire.
Le danger de la négligence, c'est de laisser voir pire qu'elle-même.
Que manque-t-il à cette oeuvre? Peut-être simplement d'être un peu moins parfaite.
Que de mesure il faut dans l'excès!
J'admire le livre qui me condamne à le lire.
Les grands livres sont ceux qui grandissent de concert avec l'homme.
On se dissèque plus facilement qu'on se définit.
La difficulté me décourage, la facilité me rebute.
J'aime les phrases qu'on dirait détachées de quelque invisible contexte.
Un artiste doit, scrupuleusement, tâcher de rendre le vrai, mais avoir la chance d'en être incapable.
... ce que j'aime dans les réflexions détachées, c'est qu'elles peuvent ne relever d'aucun style.
A tous les livres, je préfère un simple cahier de notes; mais il faut bien faire aussi des livres pour que le cahier n'en devienne pas un.
Le véritable travail, c'est de savoir attendre.
J'aime trouver dans un livre de notes l'unité d'un esprit et le désordre d'un cerveau.
Si l'on n'écrit pas pour soi, du moins savoir à qui l'on s'adresse; ne pas loucher en écrivant.
Ecrire: la seule façon d'émouvoir autrui sans être gêné par un visage.
Craindre toujours d'affaiblir en rajoutant. Respecter l'émouvante paucité du vrai.
C'est parfois sur le plus faible de soi qu'on doit prendre appui pour aller plus loin.
Nous nous permettons des écarts de goût que nous interdirions à autrui.
On ne peut admirer longuement que ce qu'on admire sans savoir pourquoi.
Un grand écrivain est un homme qui sait nous surprendre en nous disant ce que nous savions depuis toujours.
Plaire à la foule, c'est plaire à un seul.
Les honneurs fixent le prix d'un homme pour tous ceux qui sont incapables de juger par eux-mêmes. Et pour les autres aussi.
La mort, seule chose plus grande que le mot qui la nomme...
Ceux qui n'ont pas vraiment souffert ignorent le bien-être du tolérable.

Œuvres de Jean Rostand

Carnet d' un biologiste (1959)Carnet d'un biologiste (1959)Carnet d'un biologiste (1959) (Cueille le jour... Non : Cueille la minute.)Ce que je crois (1953)De la vanité, Fasquelle, 1925Esquisse d'une histoire de la biologie (1945)Esquisse d'une histoire de la biologie (1945), ConclusionInquiétudes d'un biologiste (1967)Journal d'un caractère (1931)Julien ou Une conscience (1928)L'HommeL'Homme, VIL'homme (1962)La Loi des riches (1920)La Vie et ses problèmes (1939)Le Mariage (1927)Maternité et biologieNouvelles pensées d'un biologiste (1947)Pages d'un Moraliste (1952)Pensées d'un biologiste (1939)