Je demande à un livre de créer en moi le besoin de ce qu'il m'apporte.
Je me sens très optimiste quant à l'avenir du pessimisme.
L'odieux de la mauvaise foi, c'est qu'elle finit par donner mauvaise conscience à la bonne foi.
On n'est pas vieux tant que l'on cherche.
Pour ceux qui ont l'austérité trop facile, le devoir peut être dans le plaisir.
Savoir reconnaître l'humain jusque dans l'inhumain. L'ignoble est souvent du noble mal tourné.
Chaque fois que nous entendrons dire: de deux choses l'une, empressons-nous de penser que, de deux choses, c'est vraisemblablement une troisième.
Attendre d'en savoir assez pour agir en toute lumière, c'est se condamner à l'inaction.
Ce qui ôte au vice un peu de sa dignité, c'est qu'il est toujours, par quelque endroit, le parasite de la vertu.
Certains voient la paille dans leur oeil et non la poutre en celui de l'adversaire.
La faiblesse des démocraties, c'est qu'il leur faille, trop souvent, se renier pour survivre.
J'essaie de donner mauvaise conscience à mon désespoir.
- Qu'avez-vous voulu dire au juste par cette maxime? - - Si j'eusse voulu en dire davantage, je l'eusse fait.
Sortant de certaines bouches, la vérité elle-même a mauvaise odeur.
Le coeur ne mène pas si vite à l'absurde que la raison à l'odieux.
La beauté, en art, n'est souvent que de la laideur matée.
Bon gré mal gré, l'on vit de ce que l'on nie.
Ce héros est peut-être bien coupable de n'être pas allé plus haut dans la vertu, ce scélérat bien méritant de n'être pas allé plus bas dans le crime.
Ce que tu redoutes n'arrivera pas, il arrivera pire.
De ce que rien n'est intelligible, il ne s'ensuit pas le droit de conjecturer l'absurde.
Etre adulte, c'est être seul.
La grandeur, pour se faire reconnaître, doit souvent consentir à imiter la grandeur.
L'homme étouffe dans l'homme.
Il est dans la tolérance un degré qui confine à l'injure.
Il est des écrivains si suspects qu'ils arriveraient à nous faire prendre des lanternes pour des vessies.
Œuvres de Jean Rostand
Carnet d' un biologiste (1959)Carnet d'un biologiste (1959)Carnet d'un biologiste (1959) (Cueille le jour... Non : Cueille la minute.)Ce que je crois (1953)De la vanité, Fasquelle, 1925Esquisse d'une histoire de la biologie (1945)Esquisse d'une histoire de la biologie (1945), ConclusionInquiétudes d'un biologiste (1967)Journal d'un caractère (1931)Julien ou Une conscience (1928)L'HommeL'Homme, VIL'homme (1962)La Loi des riches (1920)La Vie et ses problèmes (1939)Le Mariage (1927)Maternité et biologieNouvelles pensées d'un biologiste (1947)Pages d'un Moraliste (1952)Pensées d'un biologiste (1939)