Auteur

Jean-Paul Sartre

Il faut avoir peur, mon chéri. Grand-peur. C'est comme cela qu'on devient un honnête homme.
Menacer n'est pas répondre ...
... cette barbe noire qui lui court d'une oreille à l'autre comme un régiment d'araignées ...
... on ne peut vaincre le mal que par un autre mal.
Je me sentais moins seule quand je ne te connaissais pas encore: j'attendais l'autre. Je ne pensais qu'à sa force et jamais à ma faiblesse.
Pour aimer, pour haïr, il faut se donner. ... Qui suis-je et qu'ai-je à donner, moi? J'existe à peine, de tous les fantômes qui rôdent aujourd'hui dans la ville, aucun n'est plus fantôme que moi.
... il y a des souvenirs qu'on ne partage pas.
... je suis libre. Par-delà l'angoisse et les souvenirs. Libre. Et d'accord avec moi.
Je suis ma liberté!
... tu étais mon excuse d'exister, car tu m'avais mis a monde pour servir tes desseins, et le monde était une vieille entremetteuse qui me parlait de toi, sans cesse.
Oreste: Viens, nous allons partir et nous marcherons à pas lourds, courbés sous notre précieux fardeau. Tu me donneras la main et nous irons... - Electre: Où? - Oreste: Je ne sais pas; vers nous-mêmes.
Un crime que son auteur ne peut supporter, ce n'est plus le crime de personne, n'est-ce pas? C'est presque un accident.
Le Nègre: - - Quand des blancs qui ne se connaissent pas se mettent à parler entre eux, il y a un nègre qui va mourir.
Lizzie: - - Je trouve que c'est mieux pour un homme, d'être riche, ça donne confiance.
Je suis morte et calme, je m'économise.
L'angoisse m'a séchée. Je ne peux plus pleurer.
Nous ne sommes pas faits pour vivre toujours aux limites de nous-mêmes. Dans les vallées aussi il y a des chemins.
Demain, tu descendras vers la ville; tu emporteras dans tes yeux mon dernier visage vivant, tu seras le seul au monde à le connaître. Il ne faudra pas l'oublier. Moi, c'est toi. Si tu vis, je vivrai.
C'est si commode se donner: ça tient à distance.
C'est vrai: hors de prison on vit à distance respectueuse. Que d'espace perdu! C'est drôle d'être libre, ça donne le vertige.
Il n'y a rien de plus déplacé qu'une personne qui s'obstine à jouer quand les autres n'en ont pas envie.
Tu es à moitié victime, à moitié complice, comme tout le monde.
Supposez qu'on meure et qu'on découvre que les morts sont des vivants qui jouent à être morts!
Ce n'est pas grand-chose, la confiance, quand ça ne résiste pas à huit jours d'attente.
Moi j'ai les mains sales. Jusqu'aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang. Et puis après? Est-ce que tu t'imagines qu'on peut gouverner innocemment?

Œuvres de Jean-Paul Sartre

A propos du Tintoret.Baudelaire (1946)Cahiers pour une morale (1983)Carnets de la drôle de guerre - Septembre 1939 - Mars 1940 (1983)Cité dans Eloge des femmes mûres (2006) de Stephen Vizinczey.Critique de la raison dialectique (1960)Dans Obliques, Sartre et les arts.Enregistrement phonographique de Jean-Paul Sartre en 1965 en préambule à Huis clos - L'enfer c'est les autresEsquisse d'une théorie des émotions (1938)Huis Clos (1944)Huis Clos (1944), V, EstelleL'Etre et le Néant (1943)L'Idiot de la famille (1971-1972)L'existentialisme est un humanisme (1945)L'existentialisme est un humaniste (1945)L'imagination (1936)La Dernière ChanceLa Putain respectueuse (1946)La nausée (1938)Le Diable et le Bon Dieu (1951)