Auteur

Jean Anouilh

... Avec Dieu, ce qu'il y a de terrible, c'est qu'on ne sait jamais si ce n'est pas un coup du diable...
C'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir.
Je me suis bâti de si beaux châteaux en Espagne que les ruines me suffisent pour le restant de mes jours.
Je sais de quelles petitesses meurent les plus grandes amours.
C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles.
Ce qui prouve bien que les femmes savent garder un secret, c'est le nombre considérable de maris qui se disent les maîtres chez eux!
Ce sont toujours nos bons sentiments qui nous font faire de vilaines choses.
Chacun de nous a un jour, plus ou moins triste, plus ou moins lointain, où il doit accepter d'être un homme.
Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre.
Il y a l'amour ... Et puis il y a la vie, son ennemie.
Il y a trois périodes dans la vie d'un homme: celle où il travaille pour les autres, celle où il travaille pour lui et celle où il fait travailler les autres.
Je ne sais pas quelle conjuration de cagots et de vieilles filles a pu réussir, en deux siècles, à discréditer le mot plaisir.
L'homme que j'aime doit être noble et courageux, mais l'homme que je trompe aussi.
La mort est belle. Elle seule donne à l'amour son vrai climat.
La sainteté est une tentation.
Le célibataire vit comme un roi et meurt comme un chien, alors que l'homme marié vit comme un chien et meurt comme un roi.
Le théâtre, c'est le souffleur. D'abord, il n'y a que lui qui sait toute la pièce!
Les femmes, c'est comme la soupe, il ne faut pas les laisser refroidir.
Les plaisirs ne sont jamais vains, au moins pendant la minute où on les goûte.
Mourir, ce n'est rien. Commence donc par vivre. C'est moins drôle et c'est plus long.
On est fidèle à soi-même, et c'est tout.
On ne sait jamais pourquoi on meurt.
Quand une fille dit deux mots de bon sens et qu'on l'écoute, c'est que Dieu est là.
Quelle musique, le silence!
Rien n'est irréparable en politique.

Œuvres de Jean Anouilh

A un journaliste.Antigone (1942)Antigone (1942), 3, Antigone à CréonAntigone (1942), AntigoneAntigone (1942), Le gardeArdèle ou la MargueriteArdèle ou la Marguerite (1948)Ardèle ou la Marguerite, Le ComteBecket ou l'Honneur de DieuBecket ou l'Honneur de Dieu (1959)Chers ZoiseauxColombeColombe (1951)Cécile ou l'école des pèresCécile ou l'école des pères (1952), Monsieur OrbasEurydice (1942)Fables (1962), La disputeFables (1962), Le chat bourgeoisL'Alouette (1953)L'Hermine (1931)