La mort est belle. Elle seule donne à l'amour son vrai climat.
Je me demande comment, étant musicien, tu peux encore aimer la musique.
Ah! l'incertain, le troublant premier jour. On se cherche, on se sent, on se devine, on ne se connaît pas encore et on sait pourtant déjà que cela durera toute la vie...
Ah! nos nuits d'amour, Lucienne! L'union des corps et des coeurs. L'instant, l'instant unique où on ne sait plus si c'est la chair ou si c'est l'âme qui palpite...
Je parle tout le temps, mais je ne sais pas répondre. C'est d'ailleurs pour cela que je parle tout le temps, pour empêcher qu'on me questionne. C'est ma façon d'être muette.
Oh! il ne faut par croire que c'est très compliqué d'être mystérieuse. Il suffit de ne penser à rien, c'est à la portée de toutes les femmes.
Oh! Pourquoi demander qui on est? Cela veut dire si peu de chose, qui on est...
La mort est douce... Ce qui fait souffrir avec certains poisons, certaines blessures maladroites, c'est la vie.
Il y en a des choses qu'on ne veut pas comme cela dans le monde et qui sont là bien tranquilles, bien énormes, comme la mer.
Ah! que c'est difficile, que c'est difficile de toujours expliquer tout!...
Tu ne seras pas seul, on n'est jamais seul. On est avec soi, c'est autre chose, tu le sais bien...
La vie est ainsi faite que les pères imbéciles en savent aussi long, quelquefois plus long sur elle que les pères intelligents. La vie n'a pas besoin d'intelligence. C'est même ce qu'elle peut rencontrer de plus gênant dans sa marche joyeuse.
Je ne suis pas de ceux qui se consolent d'un mal en disant «c'est la vie». Qu'est-ce que vous voulez que cela me fasse, à moi, que ce soit la vie?... Qu'un million de grains de sable soient broyés en même temps que moi?
Ne parle plus. Ne pense plus. Laisse ta main se promener sur moi. Laisse-la être heureuse toute seule. Tout redeviendrait si simple si tu laissais ta main seule m'aimer. Sans plus rien dire...
Il ne faut pas croire exagérément au bonheur.