Auteur

Emmanuel Kant

L'entendement ne peut rien percevoir, ni les sens rien penser. La connaissance ne peut résulter que de leur union.
Une proposition incorrecte est forcément fausse, mais une proposition correcte n'est pas forcément vraie.
L'amitié (considérée dans sa perfection) est l'union de deux personnes par un même amour et un même respect réciproques.
Celui qui aime peut encore rester clairvoyant; mais celui qui est amoureux sera irréparablement aveugle aux défauts de l'objet aimé bien que d'ordinaire il recouvre la vue huit jours après le mariage.
On ne peut apprendre la philosophie, on ne peut qu'apprendre à philosopher.
Par le mariage la femme devient libre, par lui, l'homme perd sa liberté.
On ne devrait appeler art que la production par liberté, c'est-à-dire par un libre arbitre qui met la raison au fondement de ses actions.
La cruauté envers les bêtes est la violation d'un devoir de l'homme envers lui-même.
Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse être érigée en loi universelle.
Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse toujours valoir en même temps comme principe d'une législation universelle.
La matière est ce qui est mobile dans l'espace.
Est beau ce qui plaît universellement sans concept.
Agis de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.
L'opinion ou l'assentiment fondé sur une connaissance qui n'est suffisante ni subjectivement ni objectivement peut-être considérée comme un jugement provisionnel dont il n'est pas facile de se passer.
Des pensées sans matière sont vides, des intuitions sans concepts sont aveugles.
Il n'y a qu'une seule chose qu'on puisse tenir pour bonne sans restriction, c'est une bonne volonté.
Le bois dont l'homme est fait est si noueux qu'on ne peut y tailler des poutres bien droites.
Je dus abolir le savoir afin d'obtenir une place pour la croyance.
On ne doit pas disposer de soi-même et de sa vie comme d'un moyen, quelle que soit la fin qu'on se propose, et devenir l'auteur de sa propre mort.
Une femme qui sait le grec est si peu femme qu'elle pourrait aussi bien avoir une barbe.
L'homme, et en général tout être raisonnable, existe comme fin en soi, et non pas seulement comme moyen dont telle ou telle volonté puisse user à son gré.
Agis selon des maximes qui puissent en même temps se prendre elles-mêmes pour objet comme lois universelles de la nature.
L'homme acquiert la femme, le couple acquiert des enfants et la famille des domestiques.
Assurer son propre bonheur est un devoir, car le fait de ne pas être content de son état pourrait devenir une tentation d'enfreindre ses devoirs.
L'amour de soi, pris comme principe de toutes nos maximes, est la source de tout mal.

Œuvres de Emmanuel Kant

Anthropologie d'un point de vue pragmatique (1798)Anthropologie du point de vue pragmatique (1798)Critique de la Raison pratiqueCritique de la Raison pure (1781)Critique de la Raison pure (1781), Préface de la seconde éditionCritique de la faculté de juger (1790)Critique de la raison pratique (1788)De la paix perpétuelle (1795)Essai sur les maladies de la têteFondation de la métaphysique des moeurs (1785)Fondements de la métaphysique des moeursFondements de la métaphysique des moeurs (1785)Idée d'une histoire universelle (1755)Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique (1784)La Fin de toutes chosesLa Métaphysique des moeurs (1796-1797)La critique du jugementLa religion dans les limites de la simple raison (1793)Logique (1800), IntroductionMétaphysique des moeurs (1796-1797)