Auteur

Emmanuel Kant

Le temps n'est pas un concept discursif ou, comme on dit, un concept général, mais une forme pure de l'intuition sensible.
Une beauté naturelle est une belle chose ; la beauté artistique est une belle représentation d'une chose.
Celui qui aime peut encore y voir, mais l'amoureux fou est nécessairement aveugle sur les défauts de l'objet aimé, bien que, huit jours après le mariage, il recouvre ordinairement la vue.
Mais souvent la sincérité des sentiments est en raison inverse de la bonté de la cause, et la droiture est peut-être plus fréquemment du côté des adversaires de la bonne cause que du côté de ses défenseurs.
Rien de grand n'a été accompli sans l'enthousiasme dans le monde.
Si l'on demande maintenant : vivons-nous actuellement dans une époque éclairée ?, on doit répondre : non, mais nous vivons dans une époque de propagation des lumières.
On ne doit pas élever les enfants d'après l'état présent de l'espèce humaine, mais d'après un état meilleur, possible dans l'avenir, c'est à dire d'après l'idée que l'on se fait de l'humanité...
Il y a beaucoup de germes dans l'humanité, et c'est à nous à développer proportionnellement nos dispositions naturelles, à donner à l'humanité tout son déploiement et à faire en sorte que nous remplissions notre destination.
Nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes.
De tout ce qu'il est possible de concevoir dans le monde, et même en général hors du monde, il n'est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n'est seulement une bonne volonté.
L'autonomie de la volonté est le principe unique de toutes les lois morales et des devoirs qui y sont conformes.
Toutes les actions relatives au droit d'autrui dont la maxime n'est pas susceptible de publicité sont injustes.
Un produit organisé de la nature est un produit où tout est fin et moyen réciproquement ; en lui rien d'inutile, sans but, ou dû à un aveugle mécanisme naturel.
Il n'y a pas de psychologie pratique comme partie spéciale de la philosophie portant sur la nature humaine.
Le respect s'applique toujours uniquement aux personnes, jamais aux choses.
Tout homme a une prétention légitime au respect de son prochain, et réciproquement il est obligé lui aussi au même respect envers chacun des autres hommes.
La mémoire diffère de l'imagination purement reproductrice en ce qu'elle a le pouvoir de reproduire volontairement la représentation antérieure : l'esprit par conséquent n'est pas un simple jouet.
Agis de façon telle que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen.
Est beau ce qui est connu sans concept comme objet d'une satisfaction nécessaire.
Le Goût est la faculté de juger et d'apprécier un objet ou un mode de représentation par une satisfaction ou un déplaisir, indépendamment de tout intérêt. On appelle beau l'objet d'une telle satisfaction.
L'unification des représentations en une conscience, c'est le Jugement.
Il n'est besoin ni de science ni de philosophie pour savoir ce qu'on a à faire, pour être honnête et bon, même sage et vertueux.
Une beauté naturelle est une belle chose la beauté artistique est une belle représentation d'une chose.
L'amitié (considérée dans sa perfection) est l'union de deux personnes liées par un amour et un respect égaux et réciproques.
Plus un homme a d'habitudes, moins il est libre et indépendant. Il en est des hommes comme des autres animaux : ils conservent plus tard un certain penchant pour ce à quoi on les a de bonne heure accoutumés. Il faut donc empêcher les enfants de s'accoutumer à quelque chose, et ne laisser naître en eux aucune habitude.

Œuvres de Emmanuel Kant

Anthropologie d'un point de vue pragmatique (1798)Anthropologie du point de vue pragmatique (1798)Critique de la Raison pratiqueCritique de la Raison pure (1781)Critique de la Raison pure (1781), Préface de la seconde éditionCritique de la faculté de juger (1790)Critique de la raison pratique (1788)De la paix perpétuelle (1795)Essai sur les maladies de la têteFondation de la métaphysique des moeurs (1785)Fondements de la métaphysique des moeursFondements de la métaphysique des moeurs (1785)Idée d'une histoire universelle (1755)Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique (1784)La Fin de toutes chosesLa Métaphysique des moeurs (1796-1797)La critique du jugementLa religion dans les limites de la simple raison (1793)Logique (1800), IntroductionMétaphysique des moeurs (1796-1797)