Auteur

Emmanuel Kant

Est beau ce qui plaît universellement et sans concept.
Le goût est la faculté de juger un objet ou un mode de représentation par la satisfaction ou le déplaisir d'une façon toute désintéressée. On appelle beau l'objet de cette satisfaction.
La beauté n'ajoute rien à la perfection. - - La perfection n'ajoute rien à la beauté.
La nature était belle lorsqu'en même temps elle avait l'apparence de l'art; et l'art ne peut-être dit beau que lorsque nous sommes conscients qu'il s'agit d'art et que pourtant celui-ci nous apparaît en tant que nature.
Les beaux-arts sont les arts du génie.
La nature est donc sublime dans ceux de ses phénomènes dont l'intuition implique l'Idée de son infinité.
(La poésie) jeu libre de l'esprit.
(La forme dessinée) peut pénétrer plus avant dans la région des idées.
J'attribuerais encore à la peinture, au sens large du terme, la décoration des appartements, tapisseries, garnitures, tout bel ameublement qui n'est là que pour la vue.
Le créateur d'un produit qu'il doit à son génie ne sait pas lui-même comment se trouvent en lui les idées qui s'y rapportent.
... chez tous les hommes les conditions subjectives de la faculté de juger sont les mêmes ... car sinon les hommes ne pourraient pas se communiquer leurs représentations et leurs connaissances.
On peut envisager l'histoire de l'espèce humaine en gros comme la réalisation d'un plan caché de la nature.
Plus l'homme a d'habitudes, moins il est libre et indépendant.
Agis donc de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.
Le vin même à la gaieté bruyante.
Le bonheur est un idéal de l'imagination et non de la raison.
La liberté est sauvegardée, quand elle est comprise comme la puissance d'agir déterminée par la représentation claire du meilleur possible.
La raison nous a été donnée pour une autre fin que le bonheur (la nature suffit à cela) car son action empêche plutôt l'homme de se sentir heureux.
Un des plus grands problèmes de l'éducation est le suivant: comment unir la soumission sous une contrainte légale avec la faculté de se servir de sa liberté? Car la contrainte est nécessaire! Mais comment puis-je cultiver la liberté sous la contrainte?
La foi est une certitude objective.
Le devoir est la nécessité d'accomplir une action par respect pour la loi.
Une volonté libre et une volonté soumise à des lois morales sont une seule et même chose.
Je passe ma vie à rêver.
L'homme veut la concorde, mais la nature sait mieux que lui ce qui est bon pour son espèce: elle veut la discorde.
Je puis penser ce que je veux, pourvu que je ne tombe pas en contradiction avec moi-même.

Œuvres de Emmanuel Kant

Anthropologie d'un point de vue pragmatique (1798)Anthropologie du point de vue pragmatique (1798)Critique de la Raison pratiqueCritique de la Raison pure (1781)Critique de la Raison pure (1781), Préface de la seconde éditionCritique de la faculté de juger (1790)Critique de la raison pratique (1788)De la paix perpétuelle (1795)Essai sur les maladies de la têteFondation de la métaphysique des moeurs (1785)Fondements de la métaphysique des moeursFondements de la métaphysique des moeurs (1785)Idée d'une histoire universelle (1755)Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique (1784)La Fin de toutes chosesLa Métaphysique des moeurs (1796-1797)La critique du jugementLa religion dans les limites de la simple raison (1793)Logique (1800), IntroductionMétaphysique des moeurs (1796-1797)