Auteur

Emile Zola

Et son intelligence n'allait pas plus loin, au père Quandieu, raidi dans son entêtement du devoir militaire, le crâne étroit, l'oeil éteint par la tristesse noire d'un demi siècle de fond.
Tous ces gens-là sont aveugles : ils n'aiment pas.
C'était comme un éclair de passion, rapide et aveuglant, dans un ciel mort.
Alors, Nana devint une femme chic, rentière de la bêtise et de l'ordure des mâles, marquise des hauts trottoirs.
Et, en réalité, par les nuits d'encre comme celle-ci, jamais coupe-gorge n'avait déroulé un décor plus tragique. Pas une âme, pas un passant un silence, une ombre, un vide, qui s'étendaient à droite, à gauche, en face.
Chaque fois que la science avance d'un pas, c'est qu'un imbécile la pousse, sans faire exprès.
Il lui fallut enjamber un ruisseau noir, une mare lâchée par la teinturerie, fumant et s'ouvrant un lit boueux dans la blancheur de la neige. C'était une eau couleur de ses pensées.
C'était fini, la bête mauvaise, accroupie dans ce creux, gorgée de chair humaine, ne soufflait plus de son haleine grosse et longue.
Jamais Pierre n'avait mieux compris que le génie est tout, que lorsqu'il disparaît, l'école sombre. L'homme de génie résume l'époque, donne, à une heure de la civilisation, toute la sève du sol social, qui reste ensuite épuisé, parfois pour des siècles.
L'homme de génie résume l'époque, donne, à une heure de la civilisation, toute la sève du sol social, qui reste ensuite épuisé, parfois pour des siècles.
Ce sont les faits que l'on juge, et non les intentions.
Si jadis, on s'était jeté dans le paradis chrétien, cela venait de ce qu'il s'ouvrait alors comme la jeune espérance. Une religion nouvelle, une espérance nouvelle, un paradis nouveau, oui ! Le monde en avait soif, dans le malaise ou il se débattait.
Depuis longtemps, au théâtre, le public ne s'était vautré dans de la bêtise plus irrespectueuse. Cela le reposait.
Alors, Nana, tout de suite, entama La Faloise. Il postulait depuis longtemps l'honneur d'être ruiné par elle, afin d'être parfaitement chic.
Les malades et les pèlerins entraient dans le pays enchanté du miracle, ou l'impossible se réalise au coude de chaque sentier, ou l'on marche à l'aise de prodige en prodige.
Les miracles vous paraissent impossibles. Qu'en savez-vous ? Dites-vous donc que vous ne savez rien, et que l'impossible, selon nos sens, se réalise à chaque minute...
On doit se pardonner entre soi, n'est-ce pas, si l'on ne veut pas vivre comme des sauvages.
Il s'amassait en elle des orages, des fluides puissants qui devaient éclater plus tard en véritables tempêtes.
J'aime les ragoûts littéraires fortement épicés, les oeuvres de dédacence où une sorte de sensibilité maladive remplace la santé plantureuse des époques classiques. Je suis de mon âge.
Mais les bêtes sauvages restent des bêtes sauvages, et on aura beau inventer des mécaniques meilleures encore, il y aura quand même des bêtes sauvages dessous.
On a beau n'être pas envieux, on rage toujours quand les autres chaussent vos souliers et vous écrasent.
Quand l'argent empoisonne la mort, il ne sort de la mort que de la colère. On se bat sur les cercueils.
Ça ne promet pas beaucoup de bonheur
Et il ne faut point conclure, que le peuple tout entier est mauvais, car mes personnages ne sont pas mauvais, ils ne sont qu'ignorants et gâtés par le milieu de rude besogne et de misère où ils vivent.
Quand on est mort… écoutez ça… quand on est mort, c'est pour longtemps.

Œuvres de Emile Zola

A Paul Cézanne.A propos du tableau d'Edouard Manet \"Le déjeuner sur l'herbe\"Au bonheur des DamesAu bonheur des Dames (1883)Carnets d'enquêtesChroniques, la Tribune, 27 septembre 1868Comment on meurtComment on meurt (1883)Correspondance, à Louis Ulbach, 6 novembre 1871Correspondance, à Léon Hennique, 2 septembre 1877Correspondance: lettres de jeunesseDiscours aux étudiants de Paris, 18 mai 1893.Entretien accordé par Emile Zola à la revue anglaise The King en 1900Fécondité (1899)Germinal (1885)Germinal (1885), I, IIGerminal (1885), I, IVGerminal (1885), II, IIIGerminal (1885), II, IVGerminal (1885), III, IV