Œuvre

Nana (1880)

12 citations · Emile Zola · sur Dicocitations ↗
La religion tolérait bien des faiblesses, quand on gardait les convenances.
Non, pas de pardon pour certaines fautes... C'est avec ces complaisances qu'une société va aux abîmes.
Bosc se leva avec l'instinct du vieux brûleur de planches qui sent venir sa réplique.
Dans sa désolation, un sourire inconscient était monté à sa face.
Elle eut une dignité de reine offensée.
On entrait dans une dignité froide, dans des moeurs anciennes, un âge disparu exhalant une odeur de dévotion.
Il en arrivait maintenant à une passion exclusive, une de ces passions d'hommes qui n'ont pas eu de jeunesse. Il aimait Nana avec un besoin de la savoir à lui seul, de l'entendre, de la toucher, d'être dans son haleine.
C'était trop bête d'aimer, ça ne menait à rien. Puis, elle avait des scrupules, à cause du jeune âge de Zizi ; vrai, elle s'était conduite d'une façon pas honnête. Ma foi ! Elle rentrait dans le bon chemin, elle prenait un vieux.
Ce fut une jouissance mêlée de remords, une de ces jouissances de catholique que la peur de l'enfer aiguillonne dans le péché.
Alors, Nana devint une femme chic, rentière de la bêtise et de l'ordure des mâles, marquise des hauts trottoirs.
Depuis longtemps, au théâtre, le public ne s'était vautré dans de la bêtise plus irrespectueuse. Cela le reposait.
Alors, Nana, tout de suite, entama La Faloise. Il postulait depuis longtemps l'honneur d'être ruiné par elle, afin d'être parfaitement chic.