C'est bien le coeur qui nous tient debout, mais pas parce qu'il bat, simplement parce qu'il aime.
Auteur
Cécile Gavriloff, dite Alice Ferney
Au moment de se séparer, on ne sait jamais trouver les mots qu'on voudrait. C'est surement qu'il n'y en a pas.
Il faut se toucher! Voilà quel était le secret du monde, le secret de l'amour.
Le hasard écrit de nombreuses histoires d'amour.
La passion déteste tout ce qui n'est pas la passion.
On peut mesurer la magie d'une présence à ce qui disparait avec elle.
Les relations extraconjugales sont vouées au néant, elles n'ont ni le temps ni l'espace pour s'épanouir.
L'âge ne sépare pas les êtres qui se ressemblent.
Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion.
Mon sentiment devenait océanique. La vie est une traversée et l'amour est le capitaine.
Nul homme n'est pour lui-même celui qu'il est pour les autres et pas d'avantage celui qu'il se figure être à leurs yeux. Si clairvoyants soient-ils, les regards rencontrent tant d'obstacles : ils ne se voient pas eux-mêmes, ils ne traversent pas la chair.
Aimer et se marier, c'est bien différent. Aimer ne suffit pas.
Je crois que les oeuvres d'art ont cette vocation de lutter contre la mélancolie : c'est de là qu'elles viennent et c'est là qu'elles retournent.
On peut emmêler sa vie à des oeuvres. Ce que l'on vit rencontre ce que l'on regarde, ou ce qu'on lit vient s'entrelacer dans la trame des perceptions réelles.
Quand t'abats un arbre, dit-elle, à la fin il est couché par terre et la sève coule comme un sang. Quand t'abats une femme, elle reste debout.
Les gens appellent imagination la douleur de l'autre qu'ils n'éprouvent pas eux-mêmes. Autant dire qu'on est seul, séparé, adverse.
On résume autrui dans le jugement qu'on porte sur lui et que l'on conserve souvent quoi qu'il arrive. Par chance, autrui durement jugé l'ignore.
La famille ça se porte sur le dos du matin au soir de la vie.
En entrant dans l'église au bras de son fils, Valentine dérangeait les ombres bien ordonnées de sa vie. Depuis le baptème de ses enfants, c'est la première fête qu'elle célèbrait dans une église.
Etre au milieu des autres, quelle illusion. On n'imagine jamais assez loin à quel point on est seul à vivre sa vie.
Il arrive que l'on précipite ce que l'on craint plutôt que d'avoir à le redouter.
On ne tue pas un être sensible comme on briserait un objet. Il existe parmi les hommes des barbares qui aiment verser le sang, des brutes qui assouvissent sur les bêtes un besoin de tuer. On ne peut plus l'autoriser. De tels actes relèvent du crime.
Oui, pensa-t'elle, la vieillesse peut servir à cela, donner sa bienveillance, parce qu'on n'attend plus avec impatience et colère des choses, qui, ne venant pas, nous rendent hargneux envers ceux qui les ont.
Donner de la voix, piailler, hurler comme le font les singes, c'était le royaume de la terre. Ceux de la mer mourraient sans un bruit. Nous étions là pour crier à leur place.
Si les promesses sont sacrées, celles faites aux enfants le sont plus que les autres.