Auteur

Baruch Spinoza

La chose du monde à laquelle un homme libre pense le moins, c'est la mort; et la sagesse n'est point la méditation de la mort mais de la vie.
Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre.
Par réalité et par perfection j'entends la même chose.
Nous sentons et nous expérimentons que nous sommes éternels.
Toute notre félicité et notre misère ne résident qu'en un seul point: A quelles sortes d'objets sommes-nous attachés par l'amour?
Ne pas railler, ne pas pleurer, ne pas détester, mais comprendre.
L'amour est la Joie accompagnée de l'idée d'une cause extérieure.
L'ordre et la connexion des idées est le même que l'ordre et la connexion des choses.
Le Mental humain ne peut pas être absolument détruit avec le corps, mais il en demeure quelque chose d'éternel.
Nous sentons et éprouvons que nous sommes éternels.
La Haine est augmentée par une haine réciproque, et l'Amour peut au contraire la détruire.
Par idée, j'entends un concept de l'âme, que l'âme forme à titre de chose pensante.
Est dite libre la chose qui existe par la seule nécessité de sa nature et se détermine par elle-même à agir.
Toutes les actions auxquelles nous sommes déterminés par un affect passif, la raison peut nous y déterminer indépendamment de cet affect.
L'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie.
Si le corps humain a été affecté une fois par deux ou plusieurs corps simultanément, sitôt que l'Ame imaginera plus tard l'un des deux, il lui souviendra aussi des autres.
On ne sait pas ce que peut le corps.
Qui a une idée vraie sait en même temps qu'il a une idée vraie et ne peut douter de la vérité de sa connaissance.
La vertu de l'homme libre se révèle également grande à éviter les dangers qu'à les surmonter.
Que l'homme, par la nécessité de sa nature, s'efforce de ne pas exister, ou de changer de forme, cela est aussi impossible que si quelque chose naissait de rien.
La tristesse est le passage de l'homme d'une plus grande à une moins grande perfection de soi.
Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie.
L'amour naît donc de la représentation et de la connaissance que nous avons d'un objet; et plus l'objet se montre grand et imposant, plus l'amour est grand et imposant en nous.
La perfection: Nous ne parlons pas de la beauté et des autres perfections que les hommes ont voulu appeler perfection par ignorance, mais j'entends par perfection seulement la réalité de l'être.
Je me décidai en fin de compte à rechercher s'il n'existait pas un bien véritable et qui pût se communiquer, quelque chose enfin dont la découverte et l'acquisition me procureraient pour l'éternité la jouissance d'une joie suprême et incessante.

Œuvres de Baruch Spinoza

Court traité sur Dieu, l'homme et la béatitude (1660), II, 5, De l'amourEthiqueEthique, IVL'EthiqueL'Ethique (1677)L'Ethique (1677), Livre IL'Ethique (1677), Livre IIL'Ethique (1677), Livre IIIL'Ethique (1677), Livre IVL'Ethique (1677), Livre VL'Ethique, Livre IIL'Ethique, Livre IIIL'Ethique, Livre VOeuvres complètesPrincipes de la philosophie de Descartes (1663)Tractatus theologico politicus (1670)Traité de la réforme de l'entendement (1661)Traité politique (1677)Traité politique, chapitre I, introductionTraité sur la réforme de l'entendement