Auteur

Anna Gavalda

Ce mec, c'était Laurel et Hardy à lui tout seul.
A quoi ça tient l'Amour, hein ? Un sourire, deux sourires, trois morceaux de Béghin et tac, la flèche touche au coeur.
Putains de chansons d'amour... Toujours aussi sournoises... Putains de banderilles dans nos coeurs à statistiques.
La campagne, quand t'es pas comme tout le monde, c'est encore pire que l'indifférence.
Mon enfance, c'est un poison que j'ai dans le sang et y a que quand je serai morte que j'en souffrirai plus.
Mon enfance, c'est moi, et comme mon enfance ne vaut rien, moi, derrière, j'ai beau essayer de la contrecarrer de toutes mes forces, je ne fais jamais le poids.
Quand je bois, je bois trop, quand je fume, je me bousille, quand j'aime, je perds la raison et quand je travaille, je me tue... Je ne sais rien faire normalement, sereinement.
Ma vie est comme ce lit, pensais-je encore. Fragile. Incertaine. Suspendue.
Le cours de nos vies nous échappe, mais ce n'est pas grave. Il n'a pas grand intérêt... L'idéal c'est de le savoir plus tôt. Plus tôt quand ? Plus tôt. Avant de repeindre des chambres en rose, par exemple...
Il n'est pas de chagrin qu'un livre ne puisse consoler, disait Montaigne et Montaigne avait toujours raison.
Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m'en défendre.
Quand nous sommes arrivés, la dernière visite venait de commencer. Un jeune type blanc comme une endive, assez craspec, avec un regard de veau en gelée nous a conseillé de rejoindre le groupe au premier étage.
Je guettais le moment où la maison allait s'envoler.
Je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
J'étais confiant. J'étais plein d'énergie. Je crois que j'étais assez heureux à cette époque de ma vie parce que même si je n'étais pas avec elle, Je savais qu'elle existait. C'était déjà inespéré.
Tout ce que je vois de toi et tout ce que je ne vois pas, je l'aime. Pourtant je connais tes défauts. Mais justement, j'ai l'impression que tes défauts vont bien avec mes qualités.
La vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges, même quand tu refuses de l'admettre, est plus forte que toi. Plus forte que tout.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
On ne peut jamais prévoir. Ni comment les choses vont se dérouler, ni pourquoi des trucs tout simples prennent soudain des proportions démentes.
Quand je bois, je bois trop, quand je fume, je me bousille, quand j'aime, je perds la raison et quand je travaille, je me tue... Je ne sais rien faire normalement, sereinement, je...
Elle achète une magnifique enveloppe en papier kraft. La plus solide, la plus belle, la plus chère avec des coins rembourrés et un rabat inattaquable. La Rolls des enveloppes.
Comme si sa mère s'appliquait, avec une méticulosité sadique et probablement inconsciente, quoi que, à gratter les croûtes et à rouvrir, une à une, des milliers de petites cicatrices.
Il comprit que la fissure était en train de gagner du terrain quand il l'a vit disparaitre au coin de la rue et que son coeur se cassa la gueule dans ses chaussures.
Jamais je ne me suis demandé si je l'aimais toujours ou quels étaient mes exacts sentiments à son égard. Ca n'aurait servi à rien. Mais j'aimais la retrouver au détour d'un moment de solitude. Je dois le dire parce que c'est la vérité.
Puisque c'est ainsi. Puisque le temps sépare ceux qui s'aiment et que rien ne dure.

Œuvres de Anna Gavalda

35 kilos d'espoir (2002)Billie (2013)Ensemble, c'est tout (2004)Je l'aimais (2003)Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (1999)L' Echappée belle (2001)L'Echappée belle (2001)La Consolante (2008)La Vie en mieux (2014)