Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.

À lire aussi de Anna Gavalda

Ma vie est comme ce lit, pensais-je encore. Fragile. Incertaine. Suspendue.
Quand je te vois, j'ai mal au bide comme devant dix mille personnes, s'il te plaît, arrête ça et prends-moi dans tes bras.
Aux vrais écuyers les jambes et les mains, aux impuissants la cravache.
Il n'y a pas de chagrin qu'un livre ne puisse consoler.
Je préfère te voir souffrir beaucoup aujourd'hui qu'un peu toute ta vie.
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Regardez une femme enceinte : vous croyez qu'elle traverse la rue ou qu'elle travaille ou même qu'elle vous parle. C'est faux. Elle pense à son bébé.
Vingt ans. Cet âge décourageant où l'on croit encore que tout est possible. Tant de probabilités et tant d'illusions. Tant de coups à prendre dans la figure aussi.
L'important, ce n'est pas le lieu où on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
Je hais les téléphones portables, je hais Sagan, je hais Baudelaire et tous ces charlatans. Je hais mon orgueil.
On ne peut jamais prévoir. Ni comment les choses vont se dérouler, ni pourquoi des trucs tout simples prennent soudain des proportions démentes.