Auteur

André Malraux

La liberté n'est pas un échange, c'est la liberté.
Il faut ajouter de la vie aux années, pas des années à la vie.
La connaissance d'un être... c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime.
Comme presque tous les hommes, il prendrait le plaisir qu'elle avait à le séduire pour celui d'un abandon.
Il y avait dans sa voix, de même que dans son regard, quelque chose d'absent - comme s'il eût craint d'être engagé par ses paroles, ou si ce qu'il allait dire l'eût à peine distrait d'une méditation.
Il n'acceptait de lui-même ni l'impulsivité ni l'abandon.
Mourir est passivité, mais se tuer est acte.
Les terroristes ont décidé de ne plus intervenir que par l'«action directe», c'est-à-dire par les exécutions.
L'actualité télévisée concerne le présent, déborde sur le proche avenir, héritière des quotidiens plutôt que du cinéma.
Ici, le calao se nourrit des fruits du strychnos, l'arbre à strychnine. Les noyaux sont l'un des plus forts poisons qui existent. L'oiseau mange la pulpe, jamais le noyau. L'adaptation est bien plus mystérieuse que la survie des plus aptes.
Dès que je suis prêt à travailler, le chat saute du bureau et s'installe sur ma feuille blanche. Vous me demandez comment j'écris? En fait, j'écris autour du chat.
La propagande fait des adhérents, elle ne fait pas des soldats.
L'une des plus hautes qualités d'un homme qui n'est pas un animal, c'est d'être capable d'admiration. Si vous préférez admirer Gandhi plutôt que Nehru, je n'ai pas d'objection.
Quand Bayard adoube François Ier, Tristan et Perceval sont morts. L'imaginaire des foules chrétiennes tombe en poudre.
J'ai vu les aèdes dans leur couverture, leur bras d'aveugle étendu pour appeler les morts!
Sur l'aérodrome, sont posés les petits avions pour les îles, comme était jadis rassemblés dans le port les bateaux de cabotage.
Nous nous affalâmes dans la paille d'une grange.
Donc, il y avait une reine! Affolante, avec son diadème de corail ...
La servilité qui, en Cochinchine comme ailleurs, agglutine les intermédiaires autour des colonisateurs.
- Moi aussi, j'ai été de corvée d'agonie, dit l'Espagnol. Il n'y a pas grand-chose à dire à un agonisant.
Ici à Ceylan, les bêtes sont aimées, l'eau est franciscaine. Comparée à cette foule, toute autre est aux aguets.
Il y a des papillons fantaisistes, l'ailante ( c'est un papillon de ver à soie) qui vient se tuer contre les vitrines des Champs-Elysées, jamais contre une lampe électrique ...
Je suis, comme vous, déconcerté de voir ces vies... aimantées par des raisons d'être si différentes: l'action, l'art, les femmes, l'ambition, la foi...
L'homme ne gouverne pas son imagination comme son esprit, mais aléatoirement, comme sa sexualité.
Le style des antiques: c'était celui qui unissait l'alexandrinisme aux copies romaines de quelques grandes oeuvres athéniennes.

Œuvres de André Malraux

A la Conférence des Pays Francophones, Niamey, 17 février 1969.Allocution au Congrès de l'Oeuvre du XXe siècle, 31 mai 1952.Antimémoires (1967)ApocrypheCité par Georges Duthuit dans Le Musée inimaginable (1956).Cité par Guy Suarès dans Malraux, celui qui vient (1979).Cité par Jean-François Deniau.Cité par Roger Stéphane dans Toutes choses ont leur saison (1979).Discours, Inauguration de la Maison de la Culture de Grenoble, 13 février 1968Discours, à l'Assemblée Nationale, 29 décembre 1945.Discours, à l'inauguration de la Maison de la culture d'Amiens, 19 mars 1966.Discours, à l'inauguration de la maison de la culture de Bourges, avril 1964Discours, à la Chambre des députés, 1945Esquisse d'une psychologie du cinéma (1946)Interview dans L'Express, 7 juin 1976.Interview à Pierre Desgraupes, Le Point, 10 novembre 1975L'Espoir (1937)L'Homme précaire et la Littérature (1977)L'Homme précaire et la Littérature (1977)La Condition humaine (1933)