Auteur

André Malraux

Entre 18 et 20 ans, la vie est comme un marché où l'on achète des valeurs non avec de l'argent, mais avec des actes. La plupart des hommes n'achètent rien.
Le sacrifice est le seul domaine aussi fort que celui du mal.
Réussite: accession au dernier poste, c'est-à-dire au niveau d'incompétence.
Dans un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres.
Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves.
Etre homme c'est réduire au maximum sa part de comédie.
Il faut soixante ans pour faire un homme, et après il n'est bon qu'à mourir.
Il est des idées dont la rencontre est aussi présente que celle des êtres.
Tout homme rêve d'être Dieu.
A la maîtrise, l'enfant substitue le miracle.
Un homme est la somme de ses actes, de ce qu'il fait, de ce qu'il peut faire. Rien d'autre.
Les hommes les plus humains ne font pas la révolution: ils font les bibliothèques ou les cimetières.
Je mens, mais mes mensonges deviennent des vérités.
Comme l'amour, l'art n'est pas plaisir mais passion.
On ne peut communiquer même avec la mort... C'est le plus difficile mais peut-être est-ce le sens de la vie...
La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l'éprouvent.
Chacun de nous ignore la couleur de l'iris de presque tous ses amis. L'oeil est regard: il n'est oeil que pour l'oculiste et pour le peintre.
Le réel est apparence; et autre chose existe, qui n'est pas apparence et ne s'appelle pas toujours Dieu.
L'art, c'est le plus court chemin de l'homme à l'homme.
L'avenir est un présent que nous fait le passé.
Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas.
On ne ressemble pas à ceux qu'on admire en imitant leurs oeuvres.
Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils.
Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait pas juger.
L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir.

Œuvres de André Malraux

A la Conférence des Pays Francophones, Niamey, 17 février 1969.Allocution au Congrès de l'Oeuvre du XXe siècle, 31 mai 1952.Antimémoires (1967)ApocrypheCité par Georges Duthuit dans Le Musée inimaginable (1956).Cité par Guy Suarès dans Malraux, celui qui vient (1979).Cité par Jean-François Deniau.Cité par Roger Stéphane dans Toutes choses ont leur saison (1979).Discours, Inauguration de la Maison de la Culture de Grenoble, 13 février 1968Discours, à l'Assemblée Nationale, 29 décembre 1945.Discours, à l'inauguration de la Maison de la culture d'Amiens, 19 mars 1966.Discours, à l'inauguration de la maison de la culture de Bourges, avril 1964Discours, à la Chambre des députés, 1945Esquisse d'une psychologie du cinéma (1946)Interview dans L'Express, 7 juin 1976.Interview à Pierre Desgraupes, Le Point, 10 novembre 1975L'Espoir (1937)L'Homme précaire et la Littérature (1977)L'Homme précaire et la Littérature (1977)La Condition humaine (1933)