Auteur

Agnès Ledig

Quand on s'attend au pire, le moins pire a une saveur toute particulière, que vous dégusterez avec plaisir, même si ce n'est pas le meilleur.
La seule chose qui compte, c'est remonter vers la surface. Quel que soit l'angle ou la vitesse d'ascension. La surface.
Ce n'est pas la vie qui est belle, c'est nous qui la voyons belle ou moins belle. Ne cherchez pas à atteindre un bonheur parfait, mais contentez-vous des petites choses de la vie, qui, mises bout à bout, permettent de tenir la distance.
La vie est légère comme une plume quand le souffle qui la porte est animé d'amour et de tendresse, alors je veux bien me délester de quelques plumes...
L'empathie, c'est tendre la main à celui qui est dans le trou, ce n'est pas sauter dedans pour l'aider à remonter.
La poisse c'est comme la bêtise humaine, elle est inépuisable.
Elle détourne toujours les expressions - Qui vole un oeuf, vole une vache - Vouloir le beurre et l'argent du fromage - Avoir les yeux plus gros que les fesses - Il ne faut pas tuer la peau de l'ours avant de l'avoir achetée.
Il y a des hommes lourds qui pensent être couillus comme des taureaux de concours, qui écrasent de leur virilité malsaine les femmes trop fragiles, et il y a des hommes élégants et délicats qui les considèrent et les respectent dans leur fragilité.
Savoir qu'il y a quelqu'un quelque part qui pense a vous, qui vous réserve un petit coin dans son coeur, au chaud, à l'abri de tout, c'est comme une couverture toute douce qui vous enveloppe et vous protège du froid.
On a aussi le droit de choisir et de construire des évidences quand on sent qu'elles sont particulièrement adaptées à notre bonheur.
Il m'a dit je t'aime. Je lui ai dit je t'aime en retour. Puis il a ajouté : Alors, on se t'aime tous les deux, Maman.
Aider une personne en difficulté à traverser la rue met du baume au coeur pour l'heure qui suit.
La vie continue en m'ayant mis entre parenthèses. Je veux savoir ce qui se passe hors des parenthèses. Je ne veux pas être trois point de suspension entre ces foutues parenthèses.
Le temps n'aide pas à oublier mais à s'habituer. Comme les yeux qui s'accoutument au noir.
Ainsi va la vie, elle se nourrit d'impermanence, et c'est l'impermanence qui fait que la vie est vie. Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c'est vers l'avenir que l'on marche.
Rien ne sert de s'opposer, le destin trace le chemin. On le suit ou pas. Mais si on ne marche pas dans ses pas, on finit par se perdre.
Se battre contre la bêtise humaine. Autant essayer de faire mûrir des fraises sous la neige.
Toutes les mamans ont un thermomètre au bout des lèvres.
On se construit sur ce qu'on a vécu, en reproduisant ou en exorcisant.
Côté masculin, le fossé entre notre vraie apparence et ce qu'on peut en faire est une rigole. Chez les femmes, c'est un canyon.
L'amour, ça se partage pas, ça se multiplie.
D'où vient ce sentiment de se croire amoureux, alors que l'autre n'est qu'une image de ce qu'on aimerait aimer.
Quand on meurt, ce ne sont pas les objectifs qu'on n'a pas réalisés qui comptent, c'est d'avoir été heureux de tout ce qu'on a pu faire.
C'est bien pratique de se morfondre dans des histoires anciennes pour ne pas en vivre de nouvelles.
On traverse seul les coups vaches de la vie. Le réconfort de l'entourage n'est qu'une simple caresse sur la superficie, mais le chagrin, la rage sont chevillés en nous, aussi profonds qu'inaccessibles aux autres.

Œuvres de Agnès Ledig

De tes nouvelles (2017)Juste avant le bonheur (2013)Marie d'en haut (2011)Pars avec lui (2014)