On n'arrête pas une société en marche par le crime ni par la force. L'Histoire est avec nous et ce sont les peuples qui font l'Histoire.
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Au Japon, on dit: Les fleurs d'hier sont les rêves d'aujourd'hui. Elle pouvait ajouter: Les fautes d'hier sont les cauchemars d'aujourd'hui.
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Cette poignée d'homme valeureux brisait à jamais mon infirmité.
Les deux adversaires hurlaient en silence, de tous leurs yeux.
Une mauvaise idée, c'est comme un vice . Une fois qu'on l'a, impossible de passer à autre chose.
Il ne l'écoutait pas : il planait. Il ne l'aimait pas : il lui vouait un culte. Il n'avait qu'un souhait : vivre auprès d'elle, accompagner cette beauté jusqu'au bout, comme on effectue un pèlerinage. Il voulait voir apparaître ses rides, apprivoiser sa beauté, sans chercher à la comprendre, ni à percer son secret. Il espérait simplement s'intégrer à son histoire, comme un prêtre s'assimile à la foi, à force de prières, sans saisir les desseins de Dieu.
Dans la même œuvre
Un flic, c'est jamais qu'un voyou qu'a raté sa vocation.
En amour, seuls les actes comptent, les mots ne coûtent rien.
Tokyo fonctionne à deux vitesses. D'un côté, les artères immenses, les ponts de béton, les marées humaines. De l'autre, les quartiers minuscules, les ruelles obscures flanquées de façades aveugles et de bannières flottantes.
Les Japonais ont une métaphore pour décrire le phénomène: ils se comparent aux bonsaïs, à la fois soutenus et entravés par de minuscules tuteurs. Libérez-les dans la nature et ils se déploient aussitôt. Impossible de les replacer dans leur pot.
Elle s'était durcie à son tour tant l'amour se nourrit du sentiment de l'autre. Sans entraînement le coeur se dessèche. On perd toute faculté à partager. On finit par se protéger en se refermant sur ce qu'on a de plus triste : sa solitude.