Combien de gens s'abonnent au malheur, tout seuls, comme des grands, et ne résilient plus l'abonnement ?
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Aimer, c'est un mot très violent, faut y être habitué. Si on vous l'a répété tous les jours depuis qu'on est petit c'est sûrement plus simple à lâcher. Mais quand on ne vous l'a jamais dit jusqu'à un âge adulte avancé, c'est trop gros pour sortir.
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Pour faire chanter les gens, il faut une partition.
Le verbe aimer, ça sert à excuser toutes les lâchetés, les mensonges, les coups d'arnaque. C'est un paquet-cadeau pour planquer des horreurs.
Le seul sens que je trouve à ma vie, c'est un sens giratoire.
Un dictionnaire, ce n'est pas un simple livre. C'est bien plus que cela. C'est un labyrinthe... Un extraordinaire labyrinthe, où l'on se perd avec bonheur.
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Le privilège de l'âge, c'est que lorsqu'on s'ennuie, au moins, ce n'est plus pour longtemps.
L'affection, ça grandit sous cape, ça prend racine malgré soi et puis ça envahit pire que du chiendent. Ensuite c'est trop tard: le coeur, on ne peut pas le passer au rundup pour lui désherber la tendresse.
Au primaire, il y a des gamins qui apprennent leurs tables et leurs conjugaisons. Moi, j'ai appris des choses plus utiles: les plus forts aiment bien marcher sur la gueule des autres, et s'essuyer les pieds au passage, comme on fait sur les paillassons.
On passe des années à rêver d'être grands, tout ça pour regretter quand on était petits.
Je me suis fait tout seul, et alors ? Même si ce n'est pas bâti dans les normes, ça tient.