La guerre aux pauvres, j'en suis sûre, c'est l'ultime étape de cette aventure magnifique de l'Homme moderne qui a produit autant de destruction que de richesse, et qui, après avoir créé la misère et l'avoir rejetée, s’apprête maintenant à lui faire la guerre.
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A Florence, j'appris à faire la différence entre l'art des artisans, qui était d'un grand raffinement, et l'art des artistes, dans lequel se reflétait autre chose : le génie, l'exception, la nouveauté.
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À lire aussi de Jean-Christophe Rufin
Je te connais aussi bien que je me connais moi-même. Nous sommes deux morceaux d'une étoile qui s'est brisée en tombant un jour sur la terre.
Le bonheur du chemin est fait de ces instants qu'ignoreront toujours ceux qui roulent à grande vitesse, là-haut, sur la chaussée sans obstacle du présent.
C'est la grande sagesse du peuple, voyez-vous. Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens.
Le choléra est la face cachée de l'aventure humaine. À mesure que nous nous sommes répandus sur le globe, que nous avons conquis notre place dans le monde, domestiqués les éléments, le choléra est venu nous rappeler les limites de notre force et de notre courage. À ceux qui peuvent se croire quittes avec le progrès, il vient sans cesse en encaisser le prix. Il règne sur les laissés-pour-compte de la misère, sur les sacrifiés de nos batailles, sur toutes les victimes de notre audace conquérante.
Dans la même œuvre
L'argent est du songe pur. Le contempler, c'est faire défiler devant soi l'interminable procession des choses de ce monde.
Quiconque n'a pas vécu l'épreuve de la disgrâce, du dénuement et de l'accusation ne peut prétendre connaître véritablement la vie.
Sans jamais avoir cherché à diviser pour régner, j'ai toujours pensé que l'union des contraires était le secret de toute entreprise réussie.
Il est des fidélités qui conduisent à la trahison.
Il ne manque jamais de volontaires autour des puissants pour pourvoir aux tâches médiocres et régler leurs grimaces sur les humeurs de celui qu'ils courtisent.